Départ affiché à la gare de Rapperswil (BLICK-Online/photo de lecteur)

Départ affiché à la gare de Rapperswil (BLICK-Online/photo de lecteur)

En fait, je comptais abandonner depuis longtemps le sujet du temps, mais la situation à Bellinzone est tellement tendue que je n’ai même pas pu me permettre le poisson d’avril que j’avais prévu il y a déjà un certain temps (sur un autre sujet bien sûr). Ma foi, ce sera pour l’année prochaine, car il y a un temps pour rire et un temps pour ne pas rire.

Un blog a, en tout cas tel que je le conçois, un côté informel, pour ne pas dire une certaine allégresse. Je n’entends pas ainsi mettre en doute le sérieux de notre discussion, mais j’emploie moi-même dans le blog un autre style que dans mes déclarations officielles, tout simplement parce que j’ai l’impression de me trouver entre amis. Soit dit entre parenthèses : j’autorise la mise en ligne de commentaires comme celui affirmant que, en tant que „ socialiste “ (!), je devrais apporter un soutien inconditionnel aux grévistes (lesquels ? Il y a parmi eux des avis très divergents) uniquement pour que l’on se rende compte de la diversité des opinions dans notre pays…. Ce commentaire est d’ailleurs encore assez anodin comparé aux courriels envoyés du Tessin, qui me traitent carrément de menteur et de dictateur ou me comparent à Mugabe. Les menaces de bloquer la ligne du Gothard ou même de la faire sauter le montrent: visiblement, l’atmosphère surchauffée qui règne au Tessin tend visiblement à lever les inhibitions. Le temps a fait croître la tension au lieu de l’apaiser.

Non, je ne temporise pas dans le conflit de Bellinzone, même si on me le reproche, mais je continue de croire au dialogue. J’entreprends donc une nouvelle tentative en demandant à Marco Solari d’explorer si une table ronde a des chances de voir le jour.

Dans l’intervalle, l’heure d’été a rattrapé la grève. Nous avons tous avancé nos montres et avons pu de nouveau nous rendre compte de la quantité de montres et d’horloges qui peuplent nos foyers. A l’époque, l’introduction de l’heure d’été a été justifiée par les économies d’énergie. Je me renseigne régulièrement auprès de mes offices spécialisés si le changement d’heure permet effectivement d’économiser de l’énergie. Et régulièrement, je ne reçois aucune réponse. Il n’y a apparemment pas d’économie. Lorsque j’étais jeune, on se passait de l’heure d’été. L’école commençait simplement plus tôt en été qu’en hiver.

Je dois dire que l’UDC avait à l’époque raison avec son référendum contre l’heure d’été (Christoph Blocher était alors son porte-parole). L’heure d’été ne nous apporte rien. A part peut-être à ceux qui n’ont pas passé les vacances de Pâques sur les plages d’Asie. Eux aussi, grâce à l’heure avancée, ils connaissent pour un moment les envies délicieuses de bâiller que suscite le jet lag.

A bientôt (car je me manifesterai encore durant l’heure d’été.)

Moritz Leuenberger

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