Aurais-je conduit ma barque dans des eaux peu coutumières? Manifestement, à lire les commentaires sur mon blog, le climat échauffe plus les esprits que les émissions de divertissement de la télévision suisse alémanique. Je quitte donc les eaux peu profondes du divertissement pour rejoindre le courant plus large de la politique environnementale. D’ailleurs, l’OCDE s’y intéresse. En effet, elle vient de me remettre un volumineux rapport sur la politique environnementale de la Suisse.

D’abord la bonne nouvelle: la politique environnementale de la Suisse obtient de bonnes notes. Notamment en ce qui concerne l’eau et l’air. Nous avons fortement réduit les rejets d'oxyde d'azote dans l’atmosphère. Les rivières et les lacs sont devenus beaucoup plus propres. Nous sommes passés maîtres dans la collecte et le recyclage des déchets.

Je m’en réjouis. Cela montre qu’il vaut la peine de s’engager en politique. Je ne le dis pas pour me vanter, car de nombreuses mesures ont été mises en route avant mon arrivée.

J’entends régulièrement dire que nous sommes des modèles en Europe. Ce n’est malheureusement plus le cas. Nous devons encore combler certaines lacunes. Les concentrations de poussières fines et d’ozone sont trop élevées. Un tiers des espèces animales et végétales sont menacées. Bon nombre de rivières et de ruisseaux sont à l’étroit dans leurs berges artificielles.

Nous avons déjà réalisé d’importants progrès. Mais nous avons besoin de nouvelles idées:

• Bois: en de nombreux endroits de Suisse, il reste abandonné dans les forêts, alors que nous importons du bois des Tropiques ou de Scandinavie. Des idées pour des nouvelles techniques de construction ne manquent pas, ainsi que le montrent les commentaires dans mon blog. Nous ménageons ainsi des ressources naturelles tout en créant des emplois.

• Consommation: depuis la production des produits jusqu’à leur élimination, tout ce que nous consommons pollue l’eau, l’air et le sol. Pourtant, ce genre d’information ne figure pas sur un grand nombre de produits. Il est donc difficile, pour les consommateurs, d’adopter un comportement écologique lors de leurs achats. C’est pourquoi nous voulons faire de l’actuelle étiquetteEnergie pour les voitures un label environnemental. Les consommateurs devront être informés, non seulement de la consommation en énergie du produit, mais aussi de la pollution atmosphérique et sonore qu’il cause. Dans l’idéal, il y aurait un indicateur environnemental pour chaque produit.

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