Je confirme ici ce que j’ai déclaré publiquement: j’ai lu l’intégralité des commentaires, et avec plaisir (aussi ceux concernant la forme de mon blog; on devrait bientôt en voir les effets…) et je tiens à remercier les participants de leurs réflexions. D’une manière ou d’une autre, chaque commentaire a toujours un impact, même si je ne me réfère aujourd'hui à aucun en particulier. Comme le dit un vieil adage : semper aliquid haeret (quoi que l’on dise, il en reste toujours quelque chose).

Titre du BLICK du 17 août 2007Les réactions qu’ont suscitées mes propositions pour une future politique climatique me rappellent les idées que j’avais proposées il y a sept ans pour une nouvelle loi sur la radio et la télévision. Ces propositions avaient provoqué un véritable tollé, on n’y trouvait rien de bon. Mais après des années de palabres et de joutes parlementaires, la loi entrée en vigueur ressemble plus ou moins au modèle que j’avais proposé. Je m’attends à ce que ma proposition concernant le climat connaisse le même sort.

Il faut faire quelque chose. Ceux qui le nient forment une minorité qui ne se taira pas au fil des années que dureront les débats. La conviction du public que des mesures s’imposent ne sera pourtant pas ébranlée par les formules à l’emporte-pièce du Blick (« Une taxe CO2 sur les pets des ruminants », « Le délire à propos de l’essence », « Les automobilistes à la rescousse du climat »). Ce journal a lui-même trop longtemps cédé à l’alarmisme et réclamé des mesures.

Comme de nombreux observateurs, je sais bien sûr pertinemment que ma proposition ne sera pas reprise à la lettre, mais on en retiendra néanmoins l’essentiel, c’est-à-dire la nécessité d’une égalité de traitement des gaz ayant un impact sur le climat et le fait que la taxe ne soit pas seulement remboursée à la population par le biais d’une réduction de primes d’assurances, mais serve aussi à réaliser des projets de protection du climat. Personnellement, je serais favorable à ce que l’intégralité du produit de cette taxe leur soit attribuée. Mais cela supposerait une modification de la Constitution, et il vaut parfois mieux se contenter d’une solution imparfaite, mais ayant des effets rapides, que de se perdre en d’interminables querelles en visant la perfection.

A bientôt,

Moritz Leuenberger

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