Il pleut des cordes, le ciel a largement ouvert ses vannes. Plusieurs rivières et lacs ont gonflé de manière menaçante, voire déjà débordé. Nous connaissons à nouveau des intempéries de l’ampleur semble-t-il de celles de 2005. Reste que jusqu’à présent les dommages se limitent avant tout aux inondations et n’entraînent pas comme en 2005 une érosion et des dépôts de sédiments et d’alluvions à large échelle. Heureusement jusqu'à présent on ne déplore aucun mort. Et naturellement toutes mes pensées et mes vœux de rétablissement vont aux personnes blessées.

Les inondations de 2007 montrent aussi qu’il vaut la peine d’investir dans la prévention. C’est ainsi que grâce aux „dépotoirs à alluvions“ aménagés après 2005 dans l’Oberland bernois, les troncs et les cailloux ont été beaucoup moins nombreux à être emportés par les rivières et à boucher de la sorte les écoulements. De même, dans le bassin de la petite Emme, les propriétaires ont pu mettre leurs véhicules à l’abri suffisamment tôt et les bâtiments ont pu être protégés à temps car les systèmes d’alerte ont été améliorés. Ces exemples le prouvent : mieux vaut prévenir que guérir et consacrer après coup beaucoup d’argent à réparer les dégâts et à effacer les traces des intempéries.

Le changement climatique va continuer de nous gratifier de tels événements extrêmes, où alterneront périodes de sécheresse toujours plus fréquentes et crues toujours plus violentes. C’est pourquoi nous devons bien nous y préparer et intervenir là où cela s’avère nécessaire et utile. Tel est le prix de la sécurité mais à long terme l’investissement est rentable.

A bientôt dans l’espoir d’un ciel plus clément

Moritz Leuenberger


Pour déposer un commentaire, revenir à la page en allemand. Merci!