Bundesrat Leuenberger während des Klimagipfels im Plenarsaal der UNO in New YorkLe secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a réuni à New York tous les dirigeants du monde pour débattre du climat. Il a cependant aussi donné la parole à la maire de New Dehli, Arti Mehra, au gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger, à une représentante de Greenpeace et à Al Gore, auteur du film «Une vérité qui dérange». Il a ainsi souligné la responsabilité collective des Etats, des entités qui les composent, des communes et de chacun de nous. L’intervention de deux personnalités américaines actives dans la politique environnementale (Al Gore et Arnold Schwarzenegger) montre, en affirmant la primauté de l’ONU, la volonté de contrecarrer la tentative du président Bush de se désolidariser de nouveau des efforts internationaux (George Bush prévoit d’organiser à la fin de la semaine une rencontre avec un certain nombre de pays pour aborder la question des émissions de CO2).

La rhétorique d’Al Gore et de Schwarzenegger a quelque chose de singulier. En effet, Schwarzenegger commence son discours en faisant l’apologie de la Californie, « l’Etat le plus beau, le plus innovateur et le meilleur de la Terre entière ». Et de poursuivre : « Et j’ai la plus belle, la meilleure et la plus chère épouse au monde. Elle mérite que vous l’applaudissiez. » Serait-il concevable en Suisse qu’un conseiller fédéral appelle une assemblée à prodiguer des applaudissements pour son épouse chérie?

Quant au fond du débat sur le climat, je relèverai qu’il n’existe pas un seul pays – même pas les Etats-Unis - qui veuille sincèrement se contenter de réduire les émissions à l’étranger sans rien entreprendre chez lui. Et à juste titre. En effet, il reste encore des moyens d’économiser de l’énergie : par un temps d’automne chaud (env. 25°), la température de chaque salle, de chaque hôtel, de chaque restaurant est maintenue à 15°. Il souffle partout un vent qui glace le visage, entre dans la nuque ou défait les cheveux clairsemés. Sans pull et écharpe, on n’échappe pas à un refroidissement.
C’est pourquoi je me suis dépêché de rentrer…

A bientôt
Moritz Leuenberger

Mon discours à New York: Vidéo | Texte

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