Chers tous,
Avant de passer à autre chose, j’aimerais répondre à deux questions.
1. Oui, je consulte aussi d’autres blogs, avant tout celui d’un expatrié. C’est d’ailleurs le « Auswandererblog » qui m’a incité à créer le mien. Quant à la proposition d’indiquer des blogs partenaires, je dois encore y réfléchir. Il me faut aussi veiller à toujours respecter l’égalité juridique. Merci pour le tuyau !
2. Faut-il des médecins de familles ou des médecins officiels pour examiner les automobilistes âgés ? Sandra Laufer doute que les médecins de famille aient le courage d’interdire à leurs patients de conduire. Les deux modèles présentent des avantages et des inconvénients. Le médecin de famille connaît très bien le patient et son état de santé, mais il risque d’être confronté à un conflit d’intérêts. Quant au médecin-conseil, il est certes indépendant, mais il doit fonder son diagnostique sur un instantané de la situation et ne remarque souvent pas des maux que seul le médecin de famille est à même de connaître. Beaucoup de gens suivent volontiers le conseil de leur médecin parce qu’ils ont confiance en lui. Il a aussi le courage de leur dire la vérité. Un médecin est amené à dévoiler à ses patients des vérités beaucoup plus pénibles …
En ce moment, les médecins de famille se chargent des contrôles dans près de la moitié des cantons. Pour les aider, nous voulons leur permettre, en cas de doute, d’envoyer leurs patients à un centre d’examen indépendant. Les médecins-conseil devraient aussi bénéficier de cette possibilité. Si nécessaire, un institut spécialisé sera chargé d’effectuer un examen complet de médecine routière comprenant une course de contrôle. Quant aux conducteurs plus jeunes, ils devraient également être tenus de se soumettre régulièrement à un examen de la vue et de présenter une attestation sur leur état de santé.
3. La situation du PS à Zurich me préoccupe bien sûr aussi. Relevons malgré tout que de nombreux électeurs soucieux d’écologie ont voté pour des candidats qui s’engagent en faveur de l’environnement. Au bout du compte, ces forces sont sorties renforcées des élections zurichoises. En tant que socialiste qui, depuis de nombreuses années, s’emploie au sein du gouvernement à défendre l’environnement et à promouvoir l’utilisation rationnelle de l'énergie, j’ai toujours pu compter sur le soutien de mon parti. La débâcle du PS me fait donc aussi mal. Le PS s’est toujours engagé en faveur d’une politique durable de l’environnement : sans lui, nous n’aurions pas de taxe sur le CO2, pas de transfert du trafic, pas d’argent pour aménager les transports publics dans les agglomérations ou promouvoir les énergies renouvelables, pas de possibilité de référendum contre la construction de centrales nucléaires ni d’échelonnement de l’ouverture du marché de l’électricité. Je dois vraiment tresser des lauriers au PS pour son travail parlementaire concernant la loi sur l’énergie. La promotion massive des énergies renouvelables est en effet le fruit d’une âpre lutte au Parlement. Il a fallu accepter des compromis avec les Verts, le PDC et avec certains radicaux de tendance libérale. Sur le nucléaire, le PS a aussi une opinion claire: il y est farouchement opposé. En ce me concerne, ma situation est différente : je représente le Conseil fédéral et je dois donc chercher des compromis avec ses autres membres. Mais la plupart des gens parviennent parfaitement à faire la distinction entre ces différents rôles.
J’espère vivement qu’aux élections de cet automne, on ne s’intéressera pas seulement aux promesses et aux professions de foi, mais que l’on attachera aussi de l’importance à la capacité d’assumer des responsabilités, d’affronter les difficultés de la politique au quotidien et de collaborer avec les autres pour mettre en œuvre ce que l’on a promis.
A bientôt
Moritz Leuenberger
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