Le cours de premier secours

Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger exerçant la réanimation sur une poupée. © KEYSTONE/ Lukas Lehmann Ma participation – enfin - à un cours de premier secours était à la fois une initiative privée et publique. Rendez-vous fut pris la semaine dernière auprès de l’Alliance suisse des Samaritains pour un cours de remise à niveau. Nous – l’Association et moi-même - avons alors imaginé qu’il était important que l’événement soit couvert par les médias, parce qu’en cas d’accident, les premiers secours sont souvent déterminants. C’est parfois une question de vie ou de mort. Ma participation devait donc aussi contribuer à la promotion de ces cours.

Avec sept autres participantes (qui ont été averties au dernier moment de la présence d’un conseiller fédéral accompagné de quelques journalistes), j’ai suivi attentivement les explications de l’animatrice tout en participant à divers petits exercices pratiques. Les journalistes attendaient impatiemment de me voir à l’œuvre sur un mannequin. C’est là que survint la première question : «Porteriez-vous aussi secours à Monsieur Blocher ? » Un peu irrité, j’ai répondu «Oui, c’est bien le but des premiers secours, aider toute personne en danger. » La question suivante ne se fit pas attendre : « Mais si là maintenant Monsieur Blocher…. » J’ai alors dû interrompre : « L’objectif est d’apprendre les premiers secours et de montrer au public que c’est très important. Il ne s’agit pas de raconter des histoires sans intérêt sur le Conseil fédéral.» Le journaliste n’insiste pas. C’est alors qu’un autre journaliste, d’une radio locale, prend la relève. J’ai d’abord la possibilité de m’exprimer sur le sens de ces cours et leur contribution à réduire le nombre des victimes de la route, mais à nouveau il poursuit en disant : « Vous avez dit, Monsieur Blocher… ». Ma réponse : « Je n’ai rien dit au sujet de Blocher, on m’a posé une question à son sujet et j’ai répondu que ce sujet n’avait pas sa place ici. ». Il persiste : « Mais Monsieur Blocher…. » La discussion se poursuit. Le ton monte. Je me refuse à alimenter une guéguerre Blocher/Leuenberger. Le journaliste de la radio locale finit par quitter la salle, dépité et de mauvaise humeur. Le cours reprend.

D’autres interviews se succèdent. 10 vor 10 fait un reportage instructif, d’autres prennent des photos. C’est alors que le journaliste qui était le premier à vouloir broder sur les querelles entres conseillers fédéraux revient à la charge. Enfin il comprend que le Conseil fédéral n’est pas à l’ordre du jour et que seule compte la sécurité routière. Je le rends attentif au programme via sicura, à la proposition du « zéro pour mille » pour les jeunes conducteurs. Une proposition déjà connue certes mais malheureusement plus que d’actualité en raison des accidents de la route d’il y a quinze jours Qui sait ? Il y a peut-être là de quoi faire un gros titre ?

Et puis, ce week-end, l’article paraît dans un journal du dimanche avec pour titre „Moritz Leuenberger ne plaisante plus! » (Soit mais voir à ce sujet le passage de mon livre consacré à la politique des effets d’annonce…). Le sujet est repris par le Téléjournal alémanique alors que l’idée n’est pas nouvelle. Et que faire des journalistes frustrés qui auraient tant aimé se mettre une petite histoire du Conseil fédéral sous la dent pendant les exercices de premier secours ? Nous allons les envoyer à un cours de premiers secours où ils apprendront qu’il y a des problèmes autrement plus importants en ce bas monde.

A bientôt

Moritz Leuenberger

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D’une inauguration à l’autre

La session parlementaire a commencé sur les chapeaux de roue, et les courses de Formule 1 seront à nouveau autorisées en Suisse. Toutefois, avant d’agiter le drapeau au départ du premier Prix de Suisse, j’ai l’honneur d’inaugurer quelques autres projets d’envergure :

Samedi dernier, j’ai inauguré la ligne TGV qui reliera Bâle et Paris ainsi que la tangente Nord, cette autoroute urbaine qui permet de rejoindre la France et l’Allemagne. Entre-temps, le TGV file déjà chaque jour à une vitesse de 300km/h entre les deux villes, à la même vitesse donc que la BMW-Sauber qui a percuté une glissière de sécurité. Cette poussée d’adrénaline est certainement pour de nombreux spectateurs une raison d’aimer ce genre de sport.

Cette semaine, je vais montrer aux ministres des transports venus de toute l’Europe le chantier du tunnel du Gothard. Le lendemain, je vais inaugurer le Lötschberg avant de me rendre aux Pays-Bas pour l’inauguration de la ligne de Betuwe. Il s’agit d’une ligne ferroviaire réservée au trafic marchandises qui relie Rotterdam et la Suisse alémanique. Il s’agit en fait d’une sorte d’équivalent du Lötschberg dans le Nord.

Les inaugurations de telles infrastructures sont des rituels politiques. De nombreux médias couvrent l’événement et les discours prononcés lors de l’ouverture d’une autoroute ou d’un tunnel ont un public beaucoup plus large que les allocutions prononcées à l’université ou à l’école. Depuis longtemps, j’utilise de tels discours pour pouvoir exprimer certaines idées générales comme par exemple dans celui prononcé à Granges lors de l’inauguration de l’A5 le 18 avril 2002 et intitulé « Des oiseaux migrateurs, des sangliers et des lièvres ». Je me suis inspiré de la pièce de Friedrich Dürrenmatt « La visite de la vieille dame ». Avant ce genre d’inauguration, il y a régulièrement des manifestations. Samedi dernier également, le syndicat Unia m’a remis une lettre dans laquelle il s’inquiétait de la tournure des négociations concernant leur nouvelle convention collective de travail. Ailleurs, ce sont des manifestations contre la fermeture d’un office de poste ou en faveur d’une route de contournement ou d’autres tunnels. J’apprécie ce genre de discussions avec les personnes directement concernées et je trouve qu’elles font partie de notre démocratie et que la notion de „rituel“ ne doit jamais être connotée négativement. Quant à la symbolique de ces inaugurations, elle pourrait faire l’objet d’une thèse d’ethnologie. Souvent, ce sont des fanfares qui jouent ; parfois, des troupes d’artistes un peu plus alternatifs. Aux Pays-Bas, un ballet de trains marchandises a été présenté sur les rails, mettant en scène la naissance de l’Europe. A Lucerne, c’est la vie humaine qui a été mise en scène dans une pièce de théâtre grandiose mêlant automobiles, blondes et grues. Quelle tâche culturelle exigeante que d’être le metteur en scène de tels événements qui suscitent tout l’intérêt des médias ! L’Euro 08 a également eu droit à sa petite fête d’inauguration: un terrain de foot a été installé sur le glacier d’Aletsch et on y a même joué au football. Ma foi, tant que la première course de Formule 1 n’est pas organisée sur un glacier, on peut encore tout juste accepter le gazon sur la Jungfraujoch comme l’ont fait les associations locales de protection de l’environnement. Il faut juste espérer que le gazon sur un glacier ne soit pas le résultat du réchauffement climatique, avec quelques années d’avance…..

A bientôt

Moritz Leuenberger

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Von Eröffnung zu Eröffnung

[Version française D’une inauguration à l’autre]

Die Session ist also fulminant gestartet und die Formel-1-Rennen sollen in der Schweiz wieder zugelassen werden. Bevor ich allerdings eine Startfahne zum ersten grossen Preis der Schweiz schwenken werde, weihe ich vorher noch einige andere grosse Projekte ein:

Den TGV von Basel nach Paris und die Nordtangente, also die Stadtautobahn nach Deutschland und Frankreich, eröffnete ich letzten Samstag (siehe "Die ausgegrabene Autobahn"). Unterdessen rast der TGV bereits täglich mit 300km/h zwischen den beiden Weltstädten hin und her, mit jener Geschwindigkeit also, mit der ein Sauber-BMW in eine Leitplanke fuhr. Der Nervenkitzel ist sicher für viele Zuschauer auch ein Motiv, diese Sportart derart zu lieben.

Diese Woche zeige ich den Verkehrsministern aus ganz Europa zudem die Baustelle des Gotthardtunnels, weihe tags darauf den Lötschberg ein und bin dann an der Eröffnung der Betuwelinie in Holland - zugegen. Die Betuwelinie ist eine Eisenbahnlinie ausschliesslich für den Güterverkehr, welche Rotterdam mit der deutschen Grenze verbindet. Es ist also eine Art „Gegenstück“ des Lötschbergs im Norden.

Die Eröffnungsfeiern solcher Infrastrukturbauten sind politische Rituale. Es sind immer viele Medien präsent, und Reden an einer Autobahn- oder Tunneleröffnung haben ein viel grösseres Publikum als der Auftritt in einer Universität oder einer Schule. Schon lange benutze ich solche Reden deshalb auch dafür, ganz grundsätzliche Gedanken zu formulieren, wie etwa in derjenigen in Grenchen zur Eröffnung der A5 am 18. April 2002 „Von Zugvögeln, Wildschweinen und Angsthasen“, wo ich den Grundgedanken von Dürrenmatts „Besuch der alten Dame“ thematisierte. Vor der Eröffnungsfeier eines solchen Bauwerkes gibt es fast regelmässig auch Demonstrationen. Auch letzten Samstag übergab mir die Gewerkschaft Unia einen Brief, in dem sie sich über die Verhandlungen über ihren Gesamtarbeitsvertrag besorgt zeigten. An anderen Orten sind es Demonstrationen gegen die Schliessung eines Postbüros oder für eine Umfahrungsstrasse oder für weitere Tunnels. Ich habe diese Art von Gespräch mit Betroffenen sehr schätzen gelernt und finde, sie gehören zu unserer Demokratie und der Ausdruck „Ritual“ soll niemals negativ gemeint sein. Über die Symbolik der eigentlichen Feiern könnte eine ethnologische Dissertation geschrieben werden. Sehr oft treten Blasmusiken auf, manchmal alternative Künstlertruppen. In Holland ist mit Güterzügen ein Ballett auf den Gleisen inszeniert worden, das die Geburt der Europa darstellte und in Luzern ist das menschliche Leben in einem grossartigen Theaterstück mit Automobilen, Blondinen und Kranen aufgeführt worden. Regisseur für solche Eröffnungen zu sein, ist eine kulturell anspruchsvolle Aufgabe, die grösste mediale Beachtung findet. Auch die Fussballeuro 08 hat ja schon eine kleine Einweihung hinter sich: Auf dem Aletschgletscher wurde ein Fussballfeld platziert, auf welchem dann auch Fussball gespielt wurde. Na, ja! Solange das erste Formel-1-Rennen nicht auch auf einem Gletscher eröffnet wird, kann man den Rasen auf dem Jungfraujoch gerade noch akzeptieren, wie das die lokalen Umweltverbände ja auch taten. Hoffentlich ist der Rasen auf dem Gletscher nicht einfach den Folgen der Klimaveränderung ein paar Jahre voraus…

Bis zum nächsten Mal

Moritz Leuenberger


Ein Hybridauto testen?

[Version française Essayer une voiture hybride?]

Bitte um Beratung


Gegenwärtig werde ich überhäuft mit Anfragen von Automobilfirmen, die mich bitten, ihre Hybrid-, bezw. Bioethonal-, bzw. Wasserstofffahrzeuge zu testen und darüber öffentlich Bericht zu erstatten. Die Bitte geht an alle Mitglieder des Bundesrates und einer oder eine wird wohl dann als erste oder erster in die Annalen umweltfreundlicher Automobilmagistraten eingehen. Abgesehen davon, dass ich schon oft Hybridfahrzeuge gefahren bin, wenn ich ein Auto mietete, zum Beispiel, und durchaus bestätigen kann, dass sie in Sachen Komfort, Geschwindigkeit, Anzug etc. einem Benzin- oder Dieselauto in nichts nachstehen, zweifle ich, ob ich bei einer solchen Aktion, die ja nicht nur für umweltfreundliches Fahren, sondern auch für eine bestimmte Marke, wirbt, mitmachen soll.

Ich habe mein Automobil erworben, als die Diskussion um umweltfreundliche Fahrzeuge und deren Technologie noch nicht so aktuell war, wie jetzt. Es steht aber hauptsächlich in der Garage und ich benutze den Zug. Das ist keine Heldentat, denn ich wohne in Zürich und arbeite in Bern. Bessere Zugsverbindungen gibt es wohl kaum. Mit einem öffentlichen Test, so finde ich, erliege ich auch etwas einem Modetrend, einem sinnvollen zwar, aber ich mache mich eben doch zum willigen Werbevehikel für eine oder mehrere Firmen, die ihre Produkte so besser verkaufen wollen.

Die eigentlich wichtige Aufgabe eines Bundesrates, so scheint mir, ist doch, die allgemeinen Voraussetzungen zu schaffen, damit weniger CO2 ausgestossen wird. Daher haben wir ja den Klimarappen und die CO2 Abgabe erarbeitet. Wie mühsam und langwierig das war, habe ich geschildert (vgl. meinen Beitrag: „Ein Ziel zu nennen ist nicht schwer, es umzusetzen jedoch sehr“). Mit einer solchen öffentlichen Testfahrt wird ein politisches Problem auch personalisiert und damit wird von der wirklichen Aufgabe abgelenkt.

Deswegen möchte ich lieber von solchen öffentlichen Tests absehen. Auf der anderen Seite verdienen die Verbesserungsbemühungen der Industrie um umweltfreundlichere Individualmobilität durchaus Unterstützung.

Was tun?

Fragt

Moritz Leuenberger


Essayer une voiture hybride?

Cherche conseil…

Je suis actuellement beaucoup sollicité par des entreprises automobiles qui me demandent d’essayer leurs véhicules hybrides ou roulant au bioéthanol ou à l’hydrogène, puis d’en référer au public. Cette demande s’adresse à tous les membres du Conseil fédéral et l’un deux finira bien par se retrouver dans les annales écologiques de l’industrie automobile. Mis à part le fait que j’ai déjà souvent conduit des véhicules hybrides, par exemple lorsque j’en loue un, et que je peux confirmer qu’en matière de confort, de vitesse et d’accélération, ils n’ont rien à envier aux véhicules à essence ou au diesel, je doute que je doive me prêter à un pareil exercice, qui ne vise pas seulement à promouvoir la conduite écologique, mais aussi à faire de la publicité pour une marque bien précise.

J’ai acheté ma voiture à une époque où les véhicules écologiques et leur technologie n’étaient pas encore aussi performants. Mais comme j’utilise le train, elle reste principalement au garage. Cela n’a rien d’héroïque, puisque j’habite à Zurich et travaille à Berne et que les liaisons en train ne pourraient guère être meilleures.

En me livrant à un essai de ce genre,j’aurais l’impression de suivre une mode. Même si c’est pour la bonne cause, je servirais néanmoins de support publicitaire docile à une ou à plusieurs entreprises qui veulent ainsi doper leurs ventes.

Il me semble pourtant que le véritable travail d’un conseiller fédéral consiste plutôt à créer des conditions générales favorisant la réduction des émissions de CO2. C’est pour cette raison que nous avons conçu le centime climatique et la taxe sur le CO2. J’ai déjà évoqué à quel point ce travail a été laborieux (cf. ma contribution: « Il n’est guère difficile de formuler un objectif, mais le mettre en œuvre est une entreprise bien plus ardue »). Un essai de conduite contribuerait aussi à personnaliser un problème politique et nous détournerait de notre véritable rôle.

C’est pourquoi je préférerais y renoncer, même si les efforts de l’industrie destinés à promouvoir une mobilité plus écologique méritent bien d’être soutenus.

Que faire?

C’est ce que vous demande votre

Moritz Leuenberger


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Fragen zur Mobilität

[Version française Questions de transport]

Liebe Leserinnen und Leser

Sie haben es ja ohnehin gemerkt und deswegen gestehe ich es auch total freimütig: Ich war in den Osterferien und liess das Bloggen für ein paar Tage. Umso grösser war meine Freude, als ich in meinem Blognest einen bunten Osterstrauss von Fragen vorfand, die ich gerne beantworte:

1. Pascal Waelti trauert um einen Töffkollegen, der an Ostern im Waadtland ums Leben gekommen ist. Er wünscht sich ein paar Rennstrecken in der Schweiz, damit Töfffahrer richtiges Verhalten bei hohen Tempi üben könnten und fragt, warum der Bundesrat sich gegen den Bau von Rundstrecken stelle. Töfffahrer seien deshalb gezwungen, für ein Training ins Ausland auszuweichen.

Mir tut dieser Todesfall wirklich sehr leid. Es ist traurig, dass wir nach einem schönen Wochenende lesen müssen, wie viele Töfffahrerinnen und Töffahrer bei Unfällen verletzt oder getötet worden sind. Viele dieser Unfälle sind Selbstunfälle und es ist wirklich wichtig, dass in der Ausbildung aller Motorfahrzeuglenker das Verhalten in schwierigen Situationen trainiert wird. Dazu braucht es aber keine neuen Rennstrecken. Viele Veranstalter (Versicherungen, Fahrschulen, private Klubs) bieten in unserem Land Kurse für sicheres Fahren an, zum Teil auf besonderen Anlagen, zum Teil auf Flugplätzen oder anderen abgesperrten Pisten, wo man niemanden stört. Dort lässt sich alles trainieren, was es auf der Strasse wirklich braucht: Das sichere Handling des Motorrades, das Bremsen, das Ausweichen, die Wahl einer schnellen und gleichzeitig sicheren Kurvenlinie und das Gefühl für die eigene Schräglage. Eine Vollbremsung aus Tempo Autobahn liegt hier genau so drin wie die Gewöhnung an höhere Schräglagen, damit einem im Notfall in einer Kurve nicht plötzlich die Strasse ausgeht. Und für die Knieschleifer-Fraktion bietet der TCS sogar Kurse für sportliches Motorradtraining auf einer ehemaligen Rennstrecke in Lignières bei Neuenburg an. Informationen dazu finden Sie unter http://www.tcs.ch/main/de/home/kurse/test_training.html.

Leider hilft das alles nichts gegen die häufigen Unfälle, wo Motorradfahrer von unachtsamen Automobilisten abgeschossen werden – aber das ist eine andere Geschichte.

2. Herr Baldinger befürchtet, dass es bald soweit kommt, dass 70jährige Menschen ihren Führerausweis abgeben müssen. Ich kann Sie beruhigen. Das Alter allein ist kein Entzugsgrund. Das darf es nicht sein und ich will das auch gar nicht einführen. Ältere sind ja schliesslich nicht weniger auf das Auto angewiesen als junge. Aber: Letztes Jahr gab es über 370 Tote und über 5000 Schwerverletzte im Strassenverkehr. Das sind immer noch viel zu viele, auch wenn dank verschiedener Massnahmen die Opferzahlen in den letzten Jahren stark zurückgegangen sind. Wir haben den Promillegrenzwert gesenkt, das trifft nicht nur ältere Lenker. Neulenker erhalten heute den Führerausweis nur noch auf Probe. Das sind vor allem die Jungen, die wenig Erfahrung haben und ihr Können oft überschätzen. Wir wissen aber auch, dass mit zunehmendem Alter bestimmte Fähigkeiten nachlassen. Das ist bei jedem Mann und bei jeder Frau wieder anders. Bei einigen ist es schon früh nicht mehr zu verantworten, an das Steuer zu sitzen, andere könne bis über 90 fahren. Kürzlich las ich von einer 110 Jahre alten Frau, die noch Auto fahre (bei mir wird das sicher nicht der Falls ein…) Weil es bei jedem wieder anders ist, brauchen heute alle Automobilisten ab 70 eine ärztliche Bestätigung ihrer Fahrtauglichkeit. Das macht der Hausarzt, und wir haben gute Erfahrungen damit gemacht. Er kann nämlich dem Patienten, den er ja kennt, auch den richtigen Ratschlag geben. Viele geben nämlich den Ausweis freiwillig ab.

3. K. S. sieht zu viele Lastwagen auf den Strassen und fragt, warum diese nicht per Gleis durch die Schweiz befördert werden könnten. Da kann ich nur sagen: Wir sind daran. Letztes Jahr ist die Zahl der Lastwagen, die die Schweiz auf der Strasse durchquert haben, auf 1,18 Millionen gesunken, im Jahr 2000 waren es noch 1,4 Millionen. Im Gegenzug hat die Gütermenge, die per Containerzüge oder rollende Landstrasse die Schweiz durchquerte, stark zugenommen. Die Verkehrsverlagerung funktioniert.
Diese rollende Landstrasse, die Rola, transportiert ganze Lastwagen. Die Fahrer können sich im Zug ausruhen. Auf lange Sicht ist es aber besser, nur die Container auf der Schiene zu transportieren, denn die Lastwagen verlassen ja dann den Zug an der Grenze wieder und sind dann doch auf der Strasse. Für das Gewicht des transportierten Lasters kann zusätzlich Ware in Containern transportiert werden.

4. Viele Kommentatorinnen und Kommentatoren bedauern, dass fünf Milliarden Franken für den weiteren Ausbau der Schweizer Bahninfrastruktur zu wenig seien und dass das Geld erst noch falsch eingesetzt werde. Als Verkehrsminister und Bahnfahrer würde ich natürlich sehr gern viel mehr Ausbauwünsche erfüllen. Aber es ist nun einmal so, dass das Volk 1998 für die NEAT, die Bahn 2000, die Lärmbekäpfung und die Anschlüsse ans internationale Hochgeschwindigkeitsnetz 30,5 Milliarden Franken bewilligt haben. Der Bundesrat muss und will sich an diesen Rahmen halten. Gerade auch deshalb, weil es neben dem Verkehr noch andere wichtige Aufgaben gibt. Ob das Geld richtig eingesetzt wird, soll nun auch die Vernehmlassung über den Vorschlag des Bundesrates zeigen. Wir werden das Projekt sicher anpassen müssen, wenn wir die Ergebnisse der Vernehmlassung kennen, und dem Parlament einen verbesserten Vorschlag unterbreiten. Das Parlament kann dann immer noch anders entscheiden.

Bis zum nächsten Mal

Ihr Moritz Leuenberger


Questions de transport

Cher lecteurs,

Vous vous en serez bien rendu compte et c’est pourquoi je l’avoue sans honte : j’étais en vacances de Pâques et j’ai laissé le blog reposer durant quelques jours. C’est avec d’autant plus de plaisir qu’à mon retour, j’ai trouvé dans mon nid vos nombreuses questions auxquelles je suis heureux de répondre:

1. Pascal Waelti est en deuil: un de ses compagnons motards est mort à Pâques dans le canton de Vaud. Il souhaite qu’il y ait en Suisse quelques circuits où les motards puissent s’entraîner à conduire correctement à des vitesses élevées. Il se demande pourquoi le Conseil fédéral s’oppose à la construction de tels circuits, forçant ainsi les amateurs de motos à s’entraîner à l’étranger.

Ce décès me cause une grande peine. Il est affligeant de lire après un week-end radieux le bilan des motards blessés ou tués dans des accidents. Pour une grande part, ces accidents sont causés par les conducteurs eux-mêmes et il est donc capital que les motards apprennent au cours de leur initiation à réagir correctement dans des situations difficiles. Mais il n’y a pas besoin de nouveaux circuits pour cela. Divers organismes (assurances, écoles de conduite, clubs privés) proposent de nombreux cours dans notre pays pour apprendre à conduire en sécurité , tantôt sur des sites spécialement prévus à cet effet, tantôt sur des aéroports ou d’autres pistes sécurisées où on ne dérange personne. On peut y entraîner tout ce qui est vraiment nécessaire sur la route: la maîtrise de l’engin, le freinage, l’évitement d’obstacles, la bonne attaque d’un virage à haute vitesse et le sens de l’équilibre dans les courbes. Tous les aspects y sont abordés : le freinage d’urgence sur l’autoroute, l’entraînement aux fortes inclinaisons, etc. Pour ceux qui aiment raboter le bitume avec leur « kneeslider », le TCS offre même des cours spéciaux sur un ancien circuit à Lignières près de Neuchâtel. Pour de plus amples informations : http://www.tcs.ch/main/fr/home/kurse/test_training.html.

Malheureusement, ces efforts n’empêcheront jamais des automobilistes inattentifs de faucher des motards, comme cela est souvent le cas – mais c’est une autre histoire.

2. M. Baldinger craint que l’on en arrive bientôt à forcer les conducteurs de 70 ans à rendre leur permis. Je peux le rassurer: l’âge n’est pas un motif de retrait du permis. Il ne doit pas le devenir et ce n’est pas non plus ce que je souhaite. Les personnes âgées ont tout autant besoin d’une voiture que les jeunes. Je rappellerai néanmoins qu’il y a eu l’an dernier 370 morts et plus de 5000 blessés graves sur les routes. C’est toujours beaucoup trop, même si plusieurs mesures ont permis ces dernières années de réduire considérablement le nombre des victimes. Nous avons abaissé le taux d’alcoolémie autorisé, mais cette mesure ne concerne pas uniquement les personnes âgées. Nous avons aussi introduit le permis à l’essai pour les nouveaux conducteurs, essentiellement des jeunes encore peu expérimentés qui tendent à surestimer leurs capacités. Nous savons toutefois que certaines facultés diminuent avec l’âge. Mais cette évolution varie d’une personne à l’autre. Certains seraient bien avisés de renoncer au volant à un âge assez jeune alors que d’autres peuvent encore conduire à plus de 90 ans. J’ai récemment entendu parler d’une dame qui conduisait à 110 ans (ce ne sera certainement pas mon cas…). Comme la situation se présente différemment pour chacun d’entre nous, les automobilistes de plus de 70 ans doivent aujourd’hui présenter une attestation médicale pour preuve de leur aptitude à la conduite. C’est le médecin de famille qui se charge de l’examen et ce système fonctionne bien. Connaissant son patient, il est en mesure de bien le conseiller. Beaucoup de conducteurs remettent d’ailleurs leur permis spontanément.

3. K. S. voit trop de camions sur les routes et se demande pourquoi ces véhicules ne traversent pas la Suisse sur le rail. Je ne peux que lui répondre: nous y travaillons. L’an dernier, le nombre de camions qui ont traversé le pays sur la route a diminué, passant à 1,18 million, alors qu’on en comptait encore 1,4 million en 2000. Durant la même période, la quantité de marchandises qui a traversé la Suisse sur des trains de conteneurs ou par la chaussée roulante a augmenté. Le transfert de la route au rail va donc bon train.

La chaussée roulante transporte des camions entiers. Durant le trajet, les chauffeurs peuvent se reposer dans le train. A long terme, il sera préférable de transporter uniquement les conteneurs sur le rail, car à la frontière les camions reprennent la route. Cela permettra en outre de transporter des marchandises supplémentaires pour un tonnage équivalent au poids des camions.

4. Nombre de commentateurs estiment que les cinq milliards de francs prévus pour développer l’infrastructure ferroviaire suisse sont insuffisants et que, en outre, l’argent est mal utilisé. En tant que ministre des transports et usager du train, je serais naturellement ravi d’exaucer beaucoup d’autres voeux pour améliorer nos chemins de fer. Mais voilà, le peuple a décidé en 1998 d’allouer 30,5 milliards de francs pour les NLFA, Rail 2000, la lutte contre le bruit et le raccordement au réseau international des TGV. Le Conseil fédéral n’a pas l’intention de dépasser cette limite - le voudrait-il, qu’il ne le pourrait d’ailleurs pas, notamment parce qu’il y a encore d’autres tâches importantes en plus des transports. La procédure de consultation sur la proposition du Conseil fédéral dira maintenant si l’argent est utilisé à bon escient. Une fois que nous disposerons des résultats de la consultation, nous serons certainement amenés à modifier le projet avant de le soumettre au Parlement. Qui pourra ensuite toujours décider autre chose.

A la prochaine

Moritz Leuenberger

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A propos de la 3ème voie

Chers amis de Suisse romande,

Voici un texte que je vous destine spécialement. J’ai lu vos contributions concernant la 3ème voie et quelles conclusions vous en tirez. Les sentiments sont si exacerbés que je me dois de réagir, même en période de fête.

Je souhaiterais aborder trois points :

1. Un mot sur la 3ème voie

Vous vous battez pour cette 3ème voie. Je répète ce que j’ai déjà dit dans plusieurs interviews : je me réjouis de cet engagement. C’est un plébiscite en faveur d’une infrastructure des transports publics. Je m’en réjouis d’autant plus que les cantons concernés s’allient pour trouver et proposer des améliorations. Quelques précisions cependant :

- la 3ème voie n’a jamais été un projet qui aurait été définitivement promis. Si des améliorations ponctuelles et le raccordement au réseau TGV par exemple ont été prévus depuis longtemps, la 3ème voie n’était pas dans le message sur rail 2000 voté dans les années 80 ou dans le message sur le fonds concernant les transports publics, voté en 1998.
- Et ceci contrairement par exemple au tunnel du Wiesenberg, auquel nous renonçons également (Argovie et Bâle protestent).
- Contrairement également aux tunnels du Hirzel et du Zimmerberg, auxquels nous renonçons (Zurich, Zoug et Lucerne protestent).
- Et contrairement encore à plusieurs tronçons en Suisse orientale (les Grisons protestent).

Aux heures de pointe, il manque des places dans les trains sur l’arc lémanique. Mais il faut bien réaliser que, aux mêmes heures, les places manquent également dans les trains de la région zurichoise ou entre Berne et Zurich. Je le sais parfaitement par expérience personnelle. Il est légitime de s’emporter à ce propos. Ceci doit être amélioré. Mais il est faux, fondamentalement faux, de prétendre que la situation ne doit être améliorée qu’en Suisse romande. Et je m’emporte lorsque l’on affirme que la Suisse alémanique ferait tout pour défavoriser la Suisse romande. Ceci est purement et simplement faux.

Pour augmenter de manière significative les capacités entre Lausanne et Genève, nous avons prévu des mesures: quatrième voie entre Renens et Lausanne, introduction de plus de voitures à deux étages, adaptations aux gares de Genève et Lausanne.

2. Un mot sur les transports publics en Suisse romande et en Suisse alémanique

L’emportement concernant cette 3ème voie conduit certains à proférer que la Suisse romande serait systématiquement défavorisée en matière d’infrastructures des transports publics. Encore une fois, ceci est parfaitement faux. Je me suis par exemple personnellement engagé afin que les projets du CEVA à Genève et du métro M2 à Lausanne trouvent un financement au sein du fonds pour le trafic d’agglomération. Et la Suisse romande profite également grandement de notre actuelle proposition de développement des infrastructures ferroviaires (ZEB). Pour l’anecdote, j’ai personnellement été confronté à des journalistes qui ne voulaient rien entendre à ce sujet. On m’a carrément dit par exemple, après la conférence de presse du Conseil fédéral: « non, ceci ne m’intéresse pas, je ne fais un sujet que sur la 3ème voie ! »… Peut-on encore parler d’information correcte dans un tel cas ?

Je vous écris de chez moi et je n’ai pas tous les documents à disposition, mais notre projet ZEB propose une série d’améliorations dans toute la Suisse qui profitent justement à tout le réseau. Non seulement les temps de parcours mais aussi les correspondances seront très significativement améliorées (Lausanne – Bienne, Lausanne – Berne, Lausanne – Viège, les tronçons vers Pontarlier, vers Domodossola, etc.).

On ne ferait rien pour la Suisse romande ? Dans deux mois, j’inaugurerai le tunnel du Lötschberg. En son temps, la Suisse romande l’a souhaité, exigé et je me suis engagé pour cette variante des transversales alpines !

3. Un mot sur les rapports entre la Suisse romande et la Suisse alémanique

Ce qui me frappe particulièrement, c’est cette colère sourde se référant à une Suisse romande de toute façon toujours défavorisée, voire même opprimée par une classe supérieure de Suisses alémaniques ignorants. Ces sentiments existent. Qu’il soit bien clair que je les prends au sérieux et ne les rejette pas simplement parce que je ne veux pas voir la réalité.

Je me souviens, autrefois, que lorsque Swissair a décidé de supprimer les vols intercontinentaux depuis Genève, Jean-Pascal Delamuraz et moi-même avions éprouvé le même sentiment de scandale. A cette époque, de tels éclats de colère étaient justifiés contre les responsables de Swissair. Le Conseil fédéral n’avait même pas été informé de cette décision.

Mais réveiller de tels sentiments aujourd’hui est irresponsable, compte tenu des faits. Le nouveau concept ZEB prévoit de nouveaux nœuds ferroviaires dans toute la Suisse. Nous voulons justement que les travaux effectués dans l’ensemble du pays profitent à tout le réseau. C’est aussi pour cette raison qu’il n’y a pas de sens à vouloir comptabiliser qui reçoit quoi. Toutes les régions seront mieux reliées les unes aux autres, les correspondances seront meilleures. Ce concept ne privilégie justement pas les grands centres au détriment des régions. Le projet correspond pour cette raison tellement bien à l’esprit suisse. Tout ne s’arrête pas non plus avec le projet ZEB. Il faudra bien entendu continuer à investir à l’avenir pour parfaire nos transports publics. Toutes celles et ceux qui souhaitent plus pour leur région ont le droit de se battre pour la réalisation de leurs désirs. Je le salue. Mais les faits ne doivent pas être occultés. Même une protestation doit respecter cela.

Chères amies et amis de Suisse romande,
Je vous souhaite de joyeuses Fêtes de Pâques,

Moritz Leuenberger


Blogger dans le train

Je ne sais pas où sont rédigés les nombreux commentaires qui apparaissent sur mon blog ni d’où ils sont envoyés. Du bureau ? De la maison ? En chemin ? Peut-être, mais certainement pas depuis la voiture (en tout cas pas si vous êtes au volant), mais éventuellement du train. Avec l’UMTS, ce n’est pas un problème, sauf, je l’admets, sur la ligne du Gothard. Je ferai en sorte que ce problème soit résolu. Pouvoir se connecter à l’internet durant le voyage est l’un des atouts de ce moyen de transport, auquel viennent s’ajouter la ponctualité et la vitesse. Hier, une rame TGV a battu le record du monde en circulant à plus de 500 km/h. Nos trains ne circulent pas aussi vite et ce n’est pas là non plus notre ambition. Nous avons d’autres priorités : parvenir rapidement dans les grandes localités et y trouver des correspondances sans trop attendre.

C’est pourquoi nous avons décidé au Conseil fédéral d’investir 5 milliards de francs pour améliorer l’efficacité du réseau ferroviaire, une fois que les tunnels de base de la NLFA seront terminés au Gothard et au Lötschberg et que les raccordements au réseau TGV seront réalisés. On gagnera ainsi 30 minutes sur les trajets entre l’ouest et l’est du pays, de nouveaux nœuds ferroviaires verront le jour dans toutes les régions du pays. Le réseau ferroviaire suisse aura la qualité d’un réseau RER. Comme lorsque nous prenons le tram, il suffira de monter dans le prochain train sans avoir à consulter l’horaire.

En ce moment, les Romands défendent avec fougue la construction d’une troisième voie entre Genève et Lausanne. Cela prouve que les Suisses sont attachés à leurs chemins de fer. Si, autrefois, ils étaient surtout fascinés par la technique, le percement des tunnels dans la montagne et la construction de ponts vertigineux au-dessus des vallées, ils apprécient aujourd’hui le confort et la rapidité avec laquelle l’on peut se rendre d’un endroit à un autre sans être freiné par des embouteillages. Chaque matin, assis tranquillement dans le train, je vois comment notre rame dépasse les colonnes de voitures sur l’A1 pour finalement arriver à l’heure au centre de la ville de Berne. Il est vrai que, aux heures de pointe, il m’arrive parfois de devoir rester debout ou de m’asseoir sur les marches de l’escalier d’une voiture à deux niveaux. Je ne dis pas cela pour me plaindre, mais pour rassurer les Romands: des problèmes de capacités, il y en a dans toute la Suisse et pas seulement chez eux. En investissant dans l’infrastructure ferroviaire, nous voulons y remédier et améliorer le confort des voyages en train pour tous. Et cela, pas seulement parce que le chemin de fer fournit une contribution essentielle à la lutte contre les changements climatiques, mais parce que l’on peut se détendre dans le train en regardant le paysage par la fenêtre, en lisant un livre ou le journal – ou même en bloggant.


Je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes de Pâques. Si vous partez en voyage, prenez donc le train !
A la prochaine

Moritz Leuenberger

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Bloggen in der Bahn

[Version française: blogger dans le train]

Ich weiss ja nicht, wo eigentlich die vielen Kommentare in meinen blog enstehen und abgesendet werden. Vom Büro? Von zuhause? Von unterwegs? Wenn ja, dann sicher nicht aus dem Auto (jedenfalls nicht wenn Sie am Steuer sitzen), allenfalls aber aus der Bahn. Per UMTS ist das keine Sache, ausser auf der Gotthardstrecke, das muss ich zugeben und will auch für Verbesserung sorgen. Während der Reise mit dem Internet verbunden zu sein ist nur einer der Vorteile dieses Verkehrsmittels. Andere sind die Pünktlichkeit und die Geschwindigkeit. Gestern hat ein TGV mit über 500 Stundenkilometern den bisherigen Weltrekord gebrochen. Ganz so schnell fahren unsere Schweizer Züge zwar nicht und wir streben das auch nicht an. Uns ist wichtiger, dass die grösseren Ortschaften rasch und pünktlich erreicht werden und dass dort ohne Wartezeit umgestiegen werden kann.

Deswegen haben wir im Bundesrat beschlossen, nach dem Bau der beiden Neat-Basistunnels am Gotthard und Lötschberg und dem Ausbau der Hochgeschwindigkeitsanschlüsse weitere 5 Milliarden Franken zu investieren, damit das Bahnnetz noch leistungsfähiger wird. Die Reise von der Ost- in die Westschweiz wird nochmals 30 Minuten kürzer, es gibt neue Bahnknoten in allen Landesteilen. So wird aus der Schweiz ein Land mit durchgehender S-Bahn-Qualität. Wir werden, wie beim Tramfahren, einfach in den nächsten Zug steigen können, ohne den Fahrplan studieren zu müssen.

Momentan erlebe ich, wie engagiert die Romands für ein drittes Gleis zwischen Lausanne und Genf kämpfen. Das zeigt: Die Schweizer lieben ihre Bahn. Haben sie früher vor allem die Technik bewundert, als Tunnels in die Berge gebohrt und kühne Brücken über die Täler gebaut wurden, so schätzen sie es heute, komfortabel, schnell und staufrei von einem Ort zum anderen zu kommen. Ich beobachte jeden Morgen beim Blick aus dem Zugfenster entspannt, wie der Zug an den Autos auf der A1 vorbeibraust und pünktlich mitten im Stadtzentrum von Bern einfährt. Zugegeben, hin und wieder muss auch ich in den Spitzenzeiten stehen oder auf der Treppe eines Doppelstockwagens sitzen. Ich betone das nicht, um mich zu beklagen, sondern um den Romands zu versichern, dass es während den Spitzenzeiten in der ganzen Schweiz Kapazitätsprobleme gibt, nicht nur bei ihnen. Wir wollen das mit neuen Investitionen in die Bahninfrastruktur beheben und den Komfort des Bahnfahrens für alle steigern. Nicht nur weil die Bahn einen wesentlichen Beitrag im Kampf gegen den Klimawandel leistet, sondern auch weil man beim Bahnfahren relaxt aus dem Fenster schauen, Zeitung oder ein Buch lesen, schreiben – und sogar bloggen kann.


Ich wünsche Allen schöne Ostern. Falls Sie verreisen, nehmen Sie doch den Zug.

Bis zum nächsten Mal

Moritz Leuenberger



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