Ganz gewöhnliche Bürger?

[Version française Les conseillers fédéraux sont-ils de simples citoyens ? ]

Ein neues Jasskartenspiel zeigt Bundesrätinnen und Bundesräte als Damen und Könige

Irgendwie wundert es mich schon, dass ausgerechnet der Parkingmeterblogbeitrag die höchste Einschalt- und Kommentarquote zu verzeichnen hat.

Ist jetzt eigentlich ein Bundesrat ein Bürger und Mensch wie alle anderen oder ein Heiliger?

Da werde ich immer und immer wieder auf der Strasse von stolzen Mitbürgern angesprochen, wie glücklich unser Land doch sei, wo Bundesräte einfach so und ohne Bodyguards unterwegs sein können, wo sie Zug und Tram fahren dürfen, ja, dort nicht einmal zu sitzen beanspruchen, wo sie wie alle anderen auch in der Schlange vor der Kino- oder Migroskasse geduldig anstehen. Wenn dann aber ein Bundesrat eine Taxpflicht für ein parkiertes Auto übersieht und wenn er dann im anschliessenden Gespräch mit einem anderen Bürger darüber witzelt (Güterumschlag für Bücher), dann: Gnade vox populi! Mit welchem Volksurteil müsste wohl ein Bundesrat rechnen, wenn ihm eine leichte Fahrlässigkeit mit Blechschaden oder gar Verletzten unterläuft? Nicht auszudenken.

Könnte es sein, dass hinter dem verklärten „Wie schön, dass Sie keine Bodyguards bei sich haben“ bei manchen in Wirklichkeit das ganz leise Bedauern mitschwingt, dass wir in der demokratischen Schweiz eben doch etwas königliche Erhabenheit vermissen, dass viele bei Bundesräten eben doch lieber die Aura privilegierter Identifikationsfiguren bewundern würden, so wie das vielleicht indirekt auch in den soeben herausgekommenen und oben abgebildeten Jasskarten zum Ausdruck kommt.

Auch Bundesräte sind ganz gewöhnliche Menschen, sie dürfen auch einmal Fehler machen und über sich selber lachen. Das haben aber viele nicht so gerne, worüber ich im Buch ja auch nachdachte. Umso mehr hat mich gefreut, dass in vielen Kommentaren unser Recht, keine Heiligen sein zu müssen, verteidigt wird.

Die Diskussion im Bundesrat über das Klima- und Energiepolitik dauert immer noch an. Wir haben bereits in zwei Sitzungen länger darüber diskutiert, Fragen gestellt und nach Antworten gesucht. Die Zusammenhänge sind in der Tat sehr kompliziert, so dass die ersten definitiven Weichenstellungen vermutlich erst am 20. Februar fallen dürften.

Bis spätestens dann

Moritz Leuenberger


Les conseillers fédéraux sont-ils de simples citoyens ?

Allures royales: des membres du Conseil fédéral sont représentés sur un nouveau jeu de cartes.


Je suis un peu surpris que l’histoire du parcomètre soit précisément la contribution la plus lue et la plus abondamment commentée sur mon blog.

Au final, un conseiller fédéral est-il un saint, ou un simple citoyen et un être humain comme un autre?

Il m’arrive régulièrement d’être abordé dans la rue par des gens qui me disent avec fierté quelle chance nous avons de vivre dans un pays où les conseillers fédéraux peuvent se déplacer simplement comme ça, sans gardes du corps, où ils peuvent prendre le tram et le train sans même revendiquer une place assise, et où ils font patiemment la queue comme tout le monde à l’entrée du cinéma ou à la caisse de la Migros. Mais si, par mégarde, un conseiller fédéral omet de s’acquitter de sa taxe de stationnement et qu’il plaisante ensuite à ce sujet (un livre n’est-il pas un transport de marchandises ?) avec un autre citoyen, alors: gare à la vox populi! A quel verdict populaire un conseiller fédéral devrait-il s’attendre s’il se rend coupable d’une légère négligence causant de la tôle froissée, voire des blessés ? On n’ose pas l’imaginer.

Derrière l’exclamation ravie: „ Quel bonheur que vous n’ayez pas de gardes du corps ! “, ne se cacherait-il pas en réalité chez certains le sourd regret que notre Suisse démocratique soit privée d’altesses royales ? Se peut-il que nombre de citoyens souhaiteraient pouvoir admirer chez leurs conseillers fédéraux l’aura de figures emblématiques privilégiées, comme l’exprime peut-être indirectement le jeu de cartes, reproduit ci-dessus, qui vient de paraître.

Ma foi, les conseillers fédéraux sont des gens comme tout le monde, qui ont aussi le droit de commettre parfois des erreurs et d’en rire. C’est une réalité que beaucoup n’apprécient guère et sur laquelle j’ai d’ailleurs livré quelques réflexions dans mon livre. Les nombreux commentaires défendant notre droit à ne pas devoir être des saints m’ont fait d’autant plus plaisir.

La discussion sur la politique énergétique et climatique n’est pas terminée au sein du Conseil fédéral. Nous avons déjà assez longuement débattu de ce sujet au cours de deux séances, posé des questions et cherché des réponses. La problématique est effectivement d’une extrême complexité, de sorte que les premières décisions ne seront sans doute pas prises avant le 20 février.

A bientôt

Moritz Leuenberger

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Wie es wirklich war

[ Version française Ce qui s’est vraiment passé ]

Die allen Automobilisten vertraute Parkuhr, aufgenommen am 25. Februar 2002 in Trimbach. (KEYSTONE/Martin Ruetschi)

Die allen Automobilisten vertraute Parkuhr, aufgenommen am 25. Februar 2002 in Trimbach. (KEYSTONE/Martin Ruetschi)

Aufgeschreckt durch Anfragen des Schweizer Fernsehens und des „Blick“ werde ich auf eine Geschichte in „20 Minuten“ aufmerksam. Demnach soll ein Polizist eine Parkuhr, die ich zu bedienen vergass, aus eigener Tasche gefüttert haben, um mich vor einer Busse zu bewahren.

Zunächst konnte ich mich an nichts erinnern, doch jetzt dämmert es mir, und ich will die Wahrheit hier auf dem Blog nicht verschweigen:

In den Sommerferien stellte ich mein Auto vor einem Museum ab, um dort ein vorbestelltes Buch abzuholen (es heisst „Kunst und Politik“ und ich brauchte es für mein Buch über Lügen und List). Als ich nach wenigen Minuten zurück zum Auto komme, steht da ein freundlicher Herr, der mich anspricht, ich hätte da eigentlich die Parkuhr bedienen sollen, doch das habe er jetzt für mich gemacht, vielleicht könne er mit mir dafür einen kleinen Schwatz halten. Ein weiterer Bekannter kommt dazu, wir reden über Gott, die Welt und Zürich. Es war, wie gesagt, Sommerferien, kein Mensch auf der Strasse – auch keine Autos. Ich fand während des Gesprächs, ich müsste da keine Parkgebühr bezahlen, weil ich ja einen Gütertransport durchführe. Nein, meint der freundliche Herr, ein Buch begründe noch keinen Gütertransport, ein politisches Buch schon gar nicht. Da stürzt aus dem Museum eine Frau: „Herr Leuenberger, Ihre Frau hat noch zwei grosse Bilder bei uns bestellt. Können wir Ihnen die nicht in den Kofferraum laden?“ Das war insofern ein Fauxpas, als meine Frau mich mit diesen Bildern eigentlich überraschen wollte, doch wir laden die Bilder trotzdem ein und ich sage dem freundlichen Herrn: „Sehen Sie, jetzt ist es doch zu einem Gütertransport geworden.“ Stimmt“, meint er, „aber jetzt habe ich für Sie schon bezahlt, kommt ja der Stadt Zürich zugute.“ Und: „Ach ja und übrigens: Ich bin Polizist.“

Ich habe diese Begegnung als eine sehr schöne in Erinnerung, umso mehr als ich bestätigen muss: Ich werde als Automobilist keineswegs geschont. Ich habe nämlich in Zürich schon etliche Bussen bezahlt. Hoffentlich gibt dieses Geständnis nicht eine neue Geschichte für’s Fernsehen…

Bis bald

Moritz Leuenberger


Ce qui s’est vraiment passé

 L'hodorateur bien connu de tous les automobilistes, photographié le 25 février 2002 à Trimbach. (KEYSTONE/Martin Ruetschi)
L'hodorateur bien connu de tous les automobilistes, photographié le 25 février 2002 à Trimbach. (KEYSTONE/Martin Ruetschi)


Alerté par des questions de la Télévision suisse alémanique et du « Blick », j’ai eu vent d’une histoire révélée par l’édition alémanique de « 20 minutes ». Selon elle, pour me préserver d’une amende, un policier a alimenté de sa propre poche un parcomètre que j’avais oublié de remplir.

D’abord, je ne pouvais me rappeler de rien, mais maintenant cela me revient et je ne veux pas taire la vérité sur mon blog :

Durant les vacances d’été, j’ai garé ma voiture devant un musée pour aller y chercher un livre que j’avais commandé (il s’agissait de « Kunst und Politik » dont j’avais besoin pour la rédaction de « Lüge, List und Leidenschaft »). Lorsque je suis retourné à la voiture quelques minutes plus tard, un monsieur sympathique m’informe que j’aurais dû mettre de l’argent dans le parcomètre, mais qu’il l’a fait à ma place. En échange, il demande si nous pourrions bavarder un peu et une autre de ses connaissances vient se joindre à nous. Nous parlons de choses et d’autres – y compris de Zurich. C’était, comme je l’ai dit, les vacances d’été, il n’y avait personne dans les rues et pas de voitures non plus. Au cours de la conversation, j’ai dit que je n’avais pas à payer de taxe de stationnement puisque j’effectuais un transport de marchandises. Non, me répond mon sympathique interlocuteur, un livre ne suffit pas à justifier un transport de marchandises, et surtout pas un ouvrage politique. A ce moment, une femme se précipite hors du musée pour m’annoncer: « Monsieur Leuenberger, votre femme a encore commandé deux grands tableaux chez nous. Ne pourrions-nous pas les mettre dans le coffre ? » Il s’agissait en fait d’une maladresse, puisque ma femme voulait me faire une surprise avec ces tableaux. Mais nous avons quand même rangé les tableaux dans le coffre. J’ai alors dit à l’aimable monsieur: « Vous voyez, il s’agit maintenant malgré tout d’un transport de marchandises. » « C’est juste, me répond-il, mais du moment que j’ai déjà payé pour vous, cela ira dans la caisse de la ville de Zurich. » Et d’ajouter : « Au fait, je suis policier. »

Cette rencontre reste pour moi un très beau souvenir, ce d’autant que je dois dire qu’en tant qu’automobiliste, on ne me ménage pas. J’ai déjà payé un bon nombre d’amendes à Zurich. Espérons maintenant que la télévision ne fera pas une histoire de cet aveu…

A bientôt

Moritz Leuenberger

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Berne sous le brouillard

Pylônes dans la région de Tagelswangen (KEYSTONE/Steffen Schmidt)

Pylônes dans la région de Tagelswangen (KEYSTONE/Steffen Schmidt)

En sortant du lit après la pause du Nouvel An, je me suis levé du pied gauche en entamant la nouvelle semaine de travail. La première journée était entièrement réservée à l’approvisionnement en électricité et aux négociations avec l’UE. Beaucoup de choses sont allées de travers. Le commissaire européen Andris Piebalgs devait venir avec le vol de ligne des British Airways en provenance de Bruxelles, mais le pilote n’en finissait pas de tourner en rond au-dessus du brouillard bernois, annonçant à tout bout de champ qu’il allait atterrir dans dix minutes. Finalement, il s’est résolu à ne pas prendre de risques et à atterrir à Bâle, où il a fallu aller chercher le commissaire européen en hélicoptère. Comme nous devions encore intervenir au Congrès suisse de l'électricité, notre entretien a dû se limiter à l’essentiel. Ce n’était toutefois pas si grave, car nous nous connaissons bien. En ce moment, les négociations avec l’UE concernant le transit de l’électricité avancent bien. Les prochains pourparlers auront lieu en février.

Pourtant, ces retards se sont répercutés sur la suite de la journée, bouleversant le programme du Congrès de l’électricité et reportant la conférence de presse qui l’a suivi. Nous avons donc été forcés de répondre aux questions des journalistes de manière expéditive et un peu abrupte. La Commission des transports du Conseil national a également dû patienter longuement avant de m’entendre, un peu essoufflé, lui exposer les enjeux de l’entrée en matière sur le projet relatif au trafic des marchandises.

Cette atmosphère agitée s’est aussi répercutée sur la communication. Dans mon allocution devant le Congrès de l’électricité, je voulais exposer une situation paradoxale: 60% de l'électricité produite par la Suisse proviennent de la force hydraulique. La plupart des consommateurs croient donc que 60% de l'électricité consommée proviennent de cette source. Or, il n'en est rien, car le courant dit "vert" peut se vendre à l'étranger à un tarif plus intéressant. Je suis moi-même intervenu auprès du ministre italien Pier Luigi Bersani pour obtenir que notre courant vert soit certifié et vendu à bon prix. Cela signifie toutefois qu'il est nécessaire d'acheter pour la consommation en Suisse du courant étranger meilleur marché provenant de centrales nucléaires ou à charbon et que les consommateurs suisses ne peuvent pas avoir aussi bonne conscience. A moins de commander (pour un peu plus d'argent) du courant écologique. Si beaucoup de gens optent pour cette solution, ce courant pourrait venir à manquer. C'est pourquoi je me suis permis de signaler aux producteurs suisses d'électricité qu'ils profiteront de la nouvelle rétribution de l'injection prévue par la loi sur l'énergie et devraient envisager de nouvelles installations pour les énergies renouvelables.

Au cours du congrès, un participant s'est déjà plaint de ce que je m'en serais pris aux producteurs d'électricité en leur reprochant de vendre du courant écologique à l'étranger. Je lui ai alors signalé qu'il ne s'agissait pas là d'un reproche, mais de la constatation d'une situation paradoxale. Le soir, j'ai encore appris avec étonnement par l'émission "10 vor 10“ de la télévision suisse alémanique que j'avais sévèrement rappelé à l'ordre les producteurs d'électricité. Lorsque j'ai dit que nous devrions nous efforcer d'éviter une hausse du prix de l'électricité après l'ouverture du marché, un magnat de l'industrie électrique y a immédiatement vu une demande de baisse des prix, une exigence qui m'est aujourd'hui reprochée dans la NZZ. C'est un tout autre son de cloche que l'on entendait à l'époque des plaidoyers en faveur de la nouvelle loi. Je continue à penser que si la première étape de la libéralisation du marché entraîne une hausse des prix, l'ouverture totale du marché ne trouvera pas grâce aux yeux du peuple.

Le début de l'année a été marqué par une succession de malentendus. Je suis curieux de voir si cela se poursuivra dans l'interprétation des présentes considérations.

A bientôt

Moritz Leuenberger

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Nebel über Bern

[Version française Berne sous le brouillard]

Strommasten bei Tagelswangen (KEYSTONE/Steffen Schmidt)

Strommasten bei Tagelswangen (KEYSTONE/Steffen Schmidt)

Aus dem Bett der Neujahrsruhe bin ich mit dem linken Fuss in die neue Arbeitswoche getreten. Der erste Tag war vollumfänglich für Fragen der Stromversorgung und Verhandlungen mit der EU geplant, doch vieles lief schief. EU-Kommissar Piebalgs kam mit dem Linienflug der Britsh Airways von Brüssel, und der Pilot kreiste stundenlang über dem Berner Nebel, liess immer wieder verlauten, er lande in zehn Minuten, wagte dies aber schliesslich definitiv nicht und wich nach Basel aus, von wo Piebalgs mit einem Helikopter geholt werden musste. Unser Gespräch konnte nur sehr konzentriert vor dem Auftritt beim Schweizerischen Stromkongress stattfinden. Das ist allerdings nicht so schlimm, weil wir uns recht gut kennen und gleich zur Sache kommen konnten. Die Verhandlungen mit der EU über den Stromtransit laufen ja im Moment gut. Die nächsten Gespräche finden im Februar statt.

Doch die Verspätungen hatten einen Lawineneffekt: Der Terminkalender des Stromkongresses geriet durcheinander, die anschliessende Medienkonferenz verschob sich ebenfalls, die Fragen der Journalisten konnten nur hektisch und etwas abrupt beantwortet werden und die Verkehrskommission des Nationalrates musste ebenfalls ungeduldig warten, um dann von mir ein etwas atemloses Eintretensreferat zur Güterverkehrsvorlage zu hören.

Diese hektische Atmosphäre erfasste auch die Kommunikation. In meinem Referat (Ablesung Zählerstand Energiepolitik per 14.01.2008) am Stromkongress wollte ich eine widersprüchliche Situation darlegen: die Schweiz produziert 60 % Strom aus Wasserkraft. Dementsprechend glauben die meisten Stromkonsumenten, sie bezögen auch so viel Wasserkraftstrom aus der Steckdose. Dem ist aber nicht so, denn so genannt grüner Strom kann zu besseren Preisen ins Ausland verkauft werden. Ich selber habe mich dafür eingesetzt und beim italienischen Minister Bersani erreicht, dass unser grüner Strom zertifiziert wird und also auch für teureres Geld verkauft werden kann. Das hat aber zur Folge, dass für den Verbrauch in der Schweiz billigerer ausländischer Strom aus Kohle- oder Atomkraftwerken eingekauft wird und die Schweizer Konsumenten gar nicht so ein gutes Gewissen haben können. Ausser sie bestellen (für etwas mehr Geld) Ökostrom. Wenn dies viele tun, führt das zu einer Knappheit von grünem Strom und das ist der Grund, dass ich mir erlaubte, die Schweizer Stromproduzenten darauf hinzuweisen, dass sie von den neuen Einspeisevergütungen des Energiegesetzes profitieren und Anlagen für neue erneuerbare Energien planen sollten.

Schon am Kongress selber beschwerte sich darauf ein Teilnehmer, ich hätte die Stromproduzenten angegriffen und ihnen vorgeworfen, Ökostrom ins Ausland zu verkaufen. Ich stellte richtig, dass dies gar kein Vorwurf sei, sondern die Darlegung einer widersprüchlichen Situation. Am Abend erfuhr ich aus „10 vor 10“ dann ebenfalls staunend, dass ich die Schweizer Stromproduzenten massiv gerüffelt hätte. Auch mein Hinweis, dass wir uns bemühen sollten, dass die Strompreise nach der Öffnung des Marktes nicht steigen, wurde vom CEO eines Produktionsgiganten sofort als Forderung nach Preissenkungen gegeisselt und mir heute in der NZZ vorgehalten. Wie tönte das doch, als damals dem neuen Gesetz das Wort geredet wurde? Vor Tische las man es anders. Ich bin nach wie vor der Meinung: Wenn die erste Liberalisierungsstufe zu einer Preistreiberei führt, findet die völlige Öffnung des Markts bei den Stimmbürgern keine Gnade.

Das neue Arbeitsjahr begann voller Missverständnisse. Ich bin mal gespannt, ob sich das in der Interpretation dieses Blogbeitrages fortsetzt.

Bis bald

Moritz Leuenberger


Gute Vorsätze

[Version française Bonnes résolutions]

Bundesplatz und Parlamentsgebäude

Der Bundesplatz mit dem renovierten Parlamentsgebäude (Foto: Parlamentsdienste)

Jahresanfang. Die vielen, vielen Neujahrswünsche, Wahlgratulationen und Danksagungen für meine Neujahrskarte sind gesichtet, alle gelesen, zum Teil auch wieder beantwortet. Die guten Vorsätze sind gefasst, die guten Ratschläge von allüberall zur Kenntnis genommen. Die Arbeit im Bundeshaus kann wieder beginnen.

Doch was ist denn eigentlich die Arbeit eines Bundesrates oder einer Bundesrätin? Wer die Kommentare in meinem Blog liest, könnte meinen, ich beschäftige mich ausschliesslich mit Klima- und Energiepolitik. Die anonyme Verfasserin des gestrigen Seitenhiebes in der NZZ am Sonntag (ich „missbrauche den Bundescomputer für einen privaten Blog“) sieht korrekte bundesrätliche Arbeit offenbar einzig im Dossierwühlen, jedenfalls nicht in öffentlicher Kommunikation (ausser natürlich wenn es um ein Interview im eigenen Blatt geht). Umgekehrt liegen zahlreiche Interviewanfragen vor zu Themen wie „Vierzig Jahre 68er Bewegung“, „Bundesrat ohne Blocher“, es gibt unglaublich viele Anfragen zu Referaten zu Fachthemen oder für Reden über Grundsatzfragen oder für Diskussionen in Schulen. Ebenso wollen Vertreter von Kantonen, Institutionen oder Verbänden Sitzungstermine. Andere sehen die Beratungen im Gesamtbundesrat als zentral an.

Es sind all diese Bereiche zusammen, welche meine Arbeit ausmachen.
  • Die Zusammenarbeit mit dem Parlament: Obwohl das neue Parlament schon während einer Session wirkte, beginnt die neue Legislatur eigentlich erst jetzt. Die Parlamentskommissionen sind nach den neuen Fraktionsstärken und mit neuen Gesichtern zusammengesetzt. Ich selber habe vor allem mit den beiden UREK (Kommission für Umwelt, Raumplanung und Energie) und KVF (Kommission für Verkehr und Fernemeldewesen) je des National- und des Ständerates zu tun. Entgegen dem Eindruck, den die Kommentare auf meinem Blog erwecken, wird die Arbeit in den Kommissionen nicht nur Energie- und Klimapolitik umfassen. Totalrevision der Raumplanung, Verkehrsvorlagen (Bahnreform, Planung und Finanzierung der zukünftigen Bahnprojekte der Schweiz, NEAT, das Strassenverkehrssicherheitsprogramm via sicura, road pricing etc.), Gesamtrevision der Postgesetzgebung und des Luftfahrtgesetzes sind ebenfalls politische Traktanden.
  • Die Arbeit im Gesamtbundesrat: Er ist personell neu zusammengesetzt und wird durch einen neuen Präsidenten geleitet. Das bedeutet einerseits eine politische Veränderung, andererseits eine neue Dynamik im persönlichen Umgang und das spielt für die Politik oft eine grössere Rolle als parteipolitische Bindungen.

  • Die Arbeit für das Parlament und für den Bundesrat muss vorbereitet werden mit meinem Generalsekretariat, mit meinem Stab, mit den sieben Ämtern meines Departements, den angegliederten Betrieben wie Post, SBB, skyguide, Swisscom. Da braucht es viele Besprechungen, Vorbereitungen und Diskussionen über die Inhalte, aber auch über Strategie und Taktik, um mehrheitsfähige Lösungen zu finden.
  • Politik ist Kommunikation: Sich gegenseitig überzeugen, informieren, sich eine Meinung bilden. Dazu braucht es Gespräche mit Interessenvertreterinnen, mit Parlamentariern, mit Regierungsräten, mit interessierten Bürgerinnen und Bürger. Das heisst Diskussionen, das heisst Interviews und Reden, das heisst Brief- und Mailverkehr, das ist die Diskussion im Blog und für mich war auch das Buch „Lüge, List und Leidenschaft“ wichtig. Die vielen Briefe, die ich zum Buch erhalte, zeigen mir, wie geschätzt eben auch diese Kommunikationsform ist.

  • Und zu all dem braucht es auch die Zeit, um neue Ideen zu entwickeln, Vorschläge aufzunehmen, zu erfahren, was in der Welt läuft, zu sehen und zu hören. Ja, dazu gehört auch, einen Film anzuschauen, ein Theater zu besuchen, ein Buch zu lesen, ja, auch mal über den Markt zu bummeln und einzukaufen. Ja, ich reklamiere dies als einen Teil bundesrätlicher Arbeit, weil politische Entscheide nicht von Eunuchen im Elfenbeinturm getroffen werden sollten.
Zu all diesen Bereichen habe ich über die Festtage gute Vorsätze gefasst: Ich werde an alle Parlamentskommissionssitzungen gehen, ich werde die Bundesratssitzungen gründlich vorbereiten, auch die Geschäfte meiner Kolleginnen und Kollegen, ich werde alle Interviewanfragen annehmen, ich werde alle Briefe beantworten, ich werde alle Anfragen um Besprechungen und Reden positiv beantworten, ich werde die Zeitungen umfassend lesen und alle wichtigen Bücher auch, ich werde den Blog mindestens wöchentlich erneuern, ich werde für alle da sein – einfach so weit, wie es jeweils aufgrund der Agenda tatsächlich möglich ist.

Bis bald

Moritz Leuenberger


Bonnes résolutions

Palais fédéral : la place Fédérale

Palais fédéral : la place Fédérale

Début de l’année. Les nombreux vœux de nouvel an et félicitations pour l’élection ont tous été lus. Certains de leurs auteurs ont déjà reçu une réponse. Les bonnes résolutions sont prises et l’on a écouté les bons conseils prodigués de toutes parts. Le travail au Palais fédéral peut reprendre.

Mais en quoi consiste au fond le travail d’un conseiller fédéral ou d’une conseillère fédérale? En lisant mon blog, l’on pourrait croire que je ne m’occupe que de politique climatique et énergétique. L’auteur anonyme du coup de griffe paru hier dans la NZZ am Sonntag (pour qui j’«abuse de l’ordinateur de la Confédération pour mon blog privé ») estime que le vrai travail d’un conseiller fédéral se limite à bûcher ses dossiers, et ne réside en tout cas pas dans l’entretien de relations publiques (sauf évidemment quand il s’agit d’une interview à paraître dans le journal pour lequel ce chroniqueur travaille). Or, de nombreuses demandes d’interviews proposent d’aborder des sujets tels que « Quarante ans après 1968 », «Le Conseil fédéral sans Blocher »; il y a un nombre incroyable de demandes d’exposés sur des sujets techniques ou de discours sur des questions fondamentales ou de débats dans des écoles. Certains représentants de cantons, d’institutions ou d’associations souhaitent fixer des réunions, alors que d’autres estiment que ce sont les délibérations au sein du Conseil fédéral qui comptent.

C’est l’ensemble de tous ces domaines qui forme mon travail.

• La collaboration avec le Parlement: bien que la première session du nouveau Parlement vienne de s’achever, la nouvelle législature ne commence vraiment que maintenant. Les commissions parlementaires sont formées en fonction de l’importance des différents groupes et l’on y rencontre des nouveaux visages. Personnellement, j’ai surtout affaire aux Commissions de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie (CEATE) et aux Commissions des transports et des télécommunications (CTT) du Conseil national et du Conseil des Etats. Contrairement à l’impression qui se dégage des commentaires sur mon blog, le travail au sein de ces commissions ne concerne pas exclusivement la politique climatique et énergétique. La révision totale de l’aménagement du territoire, les projets de transport (réforme des chemins de fer, planification et financement des futurs projets ferroviaires en Suisse, NLFA, le programme « via sicura » de sécurité routière, le road pricing, etc.) et la révision totale de la législation postale sont également à l’ordre du jour.
• Le travail au sein du Conseil fédéral: le collège accueille un nouveau membre et il a un nouveau président à sa tête. Ces changements impliquent un renouveau politique et une nouvelle dynamique dans les relations personnelles, ce qui joue souvent un rôle plus important en politique que l’appartenance à un parti.
• Le travail pour le Parlement et le Conseil fédéral demande aussi à être préparé en collaboration avec mon secrétariat général, mon état-major, avec les sept offices de mon département et les entreprises rattachées à celui-ci telles que la Poste, les CFF, Skyguide et Swisscom. Il implique de nombreux entretiens, préparatifs et discussions sur les différentes questions, mais aussi sur la stratégie et la tactique qui permettront de parvenir à des solutions consensuelles.
• La politique est aussi un travail de communication: débattre pour se convaincre mutuellement, s’informer et se forger une opinion. Pour cela, il faut parler avec des représentants de groupes d’intérêts, avec des parlementaires, des conseillers d’Etat ainsi qu’avec des citoyens intéressés. Il faut donc discuter, donner des interviews, prononcer des discours, entretenir une correspondance par lettre ou par courriel. A ce sujet, le débat sur le blog me paraît important de même que la rédaction de mon livre « Lüge, List und Leidenschaft ». L’abondant courrier que je reçois à ce propos me prouve que cette forme de communication reste très appréciée.
• Et en plus de tout cela, il faut du temps pour développer de nouvelles idées, écouter les propositions d’autrui, s’informer de ce qui se passe dans le monde, voir et être à l’écoute. Cela signifie aussi aller de temps en temps au cinéma ou au théâtre, lire un livre, flâner au marché et faire ses achats. Oui, je prétends que ces activités font aussi partie du travail d’un conseiller fédéral parce que les décisions politiques ne doivent pas être prises par des eunuques dans une tour d’ivoire.

Concernant tous ces domaines, j’ai pris de bonnes résolutions durant les fêtes: je me rendrai à toutes les séances des commissions parlementaires, je préparerai consciencieusement les séances du Conseil fédéral, y compris les dossiers de mes collègues, j’accepterai toutes les demandes d’interviews, je répondrai à toutes les lettres, je donnerai suite à toutes les demandes de participation à des débats ou d’allocution, je lirai les articles de journaux et les livres importants, j’apportai au moins une contribution hebdomadaire à mon blog, je serai à la disposition de tous dans la mesure où mes activités et mes obligations me le permettront.

A bientôt

Moritz Leuenberger

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