Huttwil und Hilton

[Version française Huttwil et Hilton]


Sorry, ich war abwesend, nach Holland in Wien, wo ich bei der der meist eher konservativen ÖVP über die Bedeutung von politischen Parteien sprach, und dann in Genf, wo ich vor der meist eher fortschrittlichen Sozialistischen Internationale über den Zusammenhang von Krieg und Klimapolitik spreche (alles je auf Internet zu finden). Zwischen all diesen Auftritten in gleissendem Scheinwerferlicht internationaler Medien war ich in Huttwil. Dass dort die Unwetter mehrere Tote verursachten, hat mich sehr mitgenommen, und ich wollte den Menschen in dieser Gegend, insbesondere den Familienangehörigen meine Anteilnahme zeigen. Es gab kaum Medien. Ich habe meinem Stab sogar ausdrücklich gesagt, ich möchte nicht, dass man nur wegen mir solche anvisiert. Manchmal laufe ich in meinem Beruf nämlich etwas die Gefahr, der These zu erliegen, es fände nur statt, worüber die Medien berichten. Das stimmt nicht. Es ist oft zufällig, wo die Medien sind und von wo sie berichten. Es gibt viel Elend, Hunger, ja Kriege, von denen wissen wir trotz Überflutung mit Informationen aus aller Welt nichts. Dafür beschäftigt sich alle Welt intensiv mit Knut oder Paris Hilton. Umso wichtiger ist es, dass wir auch dorthin gehen, wo keine Medien sind und anderen Menschen als Mensch in die Augen blicken. Ich versuchte das in Huttwil zum Ausdruck zu bringen.

Meine Ansprache lautete:

„Merkwürdig, wie unterschiedlich öffentliche Reaktion auf ein Unglück ausfallen. Vor zwei Jahren wurden Teile der Innerschweiz, v.a. Nidwalden überschwemmt. Im Fernsehen sahen wir Filme aus der Vogelschau, gedreht aus Helikoptern. Alle waren entsetzt über das Ausmass der Schäden. Betroffene äusserten sich darüber, wie sie alles erlebt haben, über die zerstörten Garagen und Wohnungen, über vernichtete Erinnerungen. Samuel Schmid, der damalige Bundespräsident, besuchte die Gegend zwei Mal, ich als Umweltminister ebenfalls. Dennoch gab es ausführliche Kritik in den Medien und im Parlament, wir seien zu spät gekommen, wir hätten nicht alle Schadensorte besucht. Eine Zeitung empörte sich, ich hätte einen unpassenden Regenmantel angezogen. Ja, die Schäden waren gross, die Bilder spektakulär.

Das ist die Optik der Kamera. Je näher die Kamera, je mehr Kameras zu Stelle, desto grösser die Betroffenheit des Landes. Das ist in der ganzen Welt so. Es gibt viele Katastrophen, über die halten wir uns nicht auf, weil wir sie nicht kennen, weil keine Medien dort sind.

Und das ist auch in unserem Land so.

Das Unglück, das wir heute betrauern, erfuhr ich aus dem Teletext. Ich war wie gelähmt, als ich las, dass hier Menschen starben. Aber es informierte mich kein Katastrophendienst, kein Medium drängte auf Anteilnahme. Und die Behörden Ihrer Gemeinde haben in grosser Bescheidenheit nicht die Anwesenheit eines Bundesrates verlangt oder gar darauf gedrängt, heute hierher zu kommen.

Ich bin trotzdem gekommen. Und ich habe die Medien nicht darüber informiert. Denn ich bin hier eigentlich gar nicht so sehr als Bundesrat, sondern einfach, weil mich dieses Unglück beschäftigt, weil es mich bewegt hat, dass hier Menschen gestorben sind. Der Oberaargau ist die Gegend meiner Heimat. Ich habe während der Schulzeit meine Ferien hier bei Bauern verbracht und meine Heimatgemeinde Rohrbach hat mich gefeiert, als es mir gut ging und ich Bundesrat wurde. Und so möchte ich, wenn hier Trauer herrscht, wenn es nicht gut geht, hier sein. Ich möchte, dass das ein Zeichen der Solidarität ist, der Solidarität von Mensch zu Mensch. Denn wir sind alle mitten im Leben vom Tod umgeben.

Ich möchte auch, dass es ein symbolisches Zeichen des Bundesrates ist. Unser Land denkt an Sie, die Sie Ihre Lieben verloren haben, mitten aus dem Leben gerissen. Im Namen aller Menschen in unserem Lande möchte ich Euch versichern: Wir denken an Euch. Wir sind bei Euch. Mitten in diesen Gedanken an den Tod, sollen Sie vom Leben umgeben sein.“

Bis bald

Moritz Leuenberger


Huttwil et Hilton

Désolé! J’étais en déplacement! Tout d’abord aux Pays-Bas, puis à Vienne, ville dans laquelle je me suis exprimé sur l’utilité des partis politiques devant un parterre composés de membres de l’ÖVP, parti plutôt conservateur. Ensuite, il y a eu Genève où mon discours devant l’Internationale socialiste, plutôt progressiste, a porté sur les liens entre guerre et politique climatique (ces deux discours sont disponibles sur Internet). Entre deux apparitions sous les feux des médias internationaux, je me suis rendu à Huttwil. J’ai été profondément touché en apprenant que les intempéries y avaient causé la mort de plusieurs personnes et j’avais à cœur de témoigner ma compassion aux habitants de cette région, et surtout aux membres des familles touchées. Pour une fois, presque aucun média n’était là ! Il est vrai que j’avais donné des instructions très précises à mon Etat-major : je ne voulais pas que l’on convoque la presse uniquement en raison de ma présence. Parfois, dans ma profession, je cours le risque de succomber à la thèse en vertu de laquelle il n’existe que les événements dont les médias se font l’écho. Cela n’est pas vrai. C’est souvent par hasard que les médias sont là et en parlent. Il existe beaucoup de malheurs, de famines, voire de guerres dont nous ne savons rien du tout malgré le flot d’informations qui nous submerge. En revanche, la planète entière n’a d’yeux que pour Knut ou Paris Hilton. Il est dès lors d’autant plus important de nous rendre à des endroits dont les médias sont absents et où les personnes sont encore des êtres humains capables de se regarder les yeux dans les yeux. C’est ce que j’ai essayé de faire à Huttwil.

Voici la traduction de l’allocution que j’y ai tenue:

„Il est étonnant de constater que le public réagit de manières très différentes à l’annonce d’une catastrophe. Voici deux ans, certaines régions de Suisse centrale, et notamment du côté de Nidwald, étaient la proie des crues. La télévision nous a montré ces régions vues du ciel, diffusant les images prises depuis des hélicoptères. Chacun était horrifié par l’ampleur des dégâts. Les sinistrés expliquaient comment ils avaient réagi, racontaient les logements et garages détruits, les souvenirs emportés. Le président de la Confédération de l’époque, Samuel Schmid, a visité la région à deux reprises. De mon côté en tant que ministre en charge de l’environnement, je me suis également rendu sur les lieux. Il n’empêche : tant les médias que le Parlement se sont livrés à une critique en règle de notre action. Nous aurions débarqué trop tardivement, nous n’aurions pas visité toutes les localités sinistrées. Un journal a même souligné l’incongruité de mon pardessus. Eh oui, les dommages étaient considérables et les images spectaculaires.

Tel est le monde vu par le bout de la caméra. La compassion du pays se mesure à l’aune des gros plans et du nombre de téléobjectifs. Et il en va de même ailleurs. Il existe bon nombre de catastrophes dont nous ne faisons aucun cas et dont nous n’avons aucune idée puisque les médias n’y sont pas.

Et il en va de même dans notre pays.

C’est par le télétexte que j’ai appris la catastrophe qui nous réunit aujourd’hui. J’étais comme médusé lorsque j’ai lu que des personnes y avaient perdu la vie. Mais aucun service spécialisé ne m’a averti, aucun média ne s’est dérangé. Quant aux autorités de votre commune, elles n’ont, dans leur grande modestie, pas exigé qu’un membre du gouvernement soit présent aujourd’hui, ni n’ont exercé des pressions dans ce sens.

Malgré tout, je suis venu, sans en informer les médias. Car, je veux être ici, non pas tellement en tant que conseiller fédéral, mais tout simplement parce que ce malheur me préoccupe et que j’ai été bouleversé par le sort des victimes. La Haute-Argovie est ma région d’origine. C’est là que, en âge de scolarité, j’ai passé mes vacances chez des paysans. De même, ma commune d’origine, Rohrbach, m’a fêté lorsque tout allait bien pour moi et que je devenais conseiller fédéral. Et c’est pourquoi je tenais également à être présent dans cette région lorsqu’elle est endeuillée et qu’elle traverse une mauvaise passe. J’aimerais que cela soit perçu comme un signe de solidarité, la solidarité qui existe entre les êtres humains. Car au milieu de la vie, nous sommes dans la mort («Media vita in morte sumus»).

J’aimerais aussi que ma présence soit considérée comme un geste symbolique du Conseil fédéral. Le pays est en pensées avec vous qui avez perdu vos bien-aimés, arrachés à la vie. Au nom de tous les habitants de notre pays, j’aimerais vous transmettre leur sympathie. Nous sommes avec vous, nous vous apportons la vie qui vous entourera dans cette pénible épreuve.“

Avec toute ma sympathie

Moritz Leuenberger

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Festen, feiern, zelebrieren

Das letzte Mal schrieb ich von den verschiedenen Kulturen der Zeremonien, mit denen Tunnel, Brücken oder Strassen eröffnet werden. Das hat sich mir letztes Wochenende wieder eindrücklich bestätigt. Schon innerhalb der Schweiz sind die Rituale recht unterschiedlich, noch ausgeprägter fällt das in verschiedenen Ländern auf.

Am letzten Freitag Lötschberg-Basistunnel: Ein eigentliches Volksfest, wenigstens im Wallis, etwas chaotisch zuweilen, aber es waren ja immerhin 1200 Personen eingeladen. Unter den Gästen Vertreterinnen und Vertreter der verschiedenen Dörfer, welche an der Linie liegen, Politikerinnen und Politiker, Feuerwehrkommandanten und darunter im ganzen Menschenstau auch die ausländischen Verkehrsminister, für einmal auch sie ohne Bodyguards. So kam unsere direkte Demokratie sinnbildlich zum Ausdruck und das war auch gut so, denn schliesslich hat die direkte Demokratie den Tunnel geschaffen.

Darf ich noch festhalten: Für die Mineure und die bei der Tunnelausrüstung beschäftigten Arbeiter gab es zwei spezielle Feste. Dies, weil die meisten von ihnen zum Zeitpunkt der Inbetriebnahme des Tunnels schon wieder auf andern Baustellen in aller Welt tätig sind. Bei einer „Hausaufrichte“ ist es ja auch so: es gibt ein Fest für die Arbeiterinnen und Arbeiter und später eine Einweihungsfeier für die Benutzer. „Jurischtli“ darf also beruhigt sein: Den Leuten, die jahrelang für den Tunnel geschuftet haben, wurde der Respekt gezollt. In jeder Rede wurde den Mineuren für ihre grossartige Leistung zusätzlich gedankt. Das Filmlein von 10 vor 10 war da doch etwas gar gesucht und gestellt.

Mit dem Zug ging es vom Berner Oberland ins Wallis, auch dies Ausdruck unseres überregionalen Zusammenhalts. In Visp wurden die geladenen Gäste jubelnd begrüsst. Meine ausländischen Kollegen waren überzeugt, in der Schweiz seien die Politiker viel beliebter als bei ihnen…

Am Samstag dann in Holland die Einweihung der Betuwe-Linie. Sie ist eine Eisenbahnlinie ausschliesslich für den Güterverkehr, welche von Rotterdam zur deutschen Grenze an die Bahnstrecke Deutschland –Schweiz –Italien führt.

Dort war das Volksfest strikte getrennt von der offiziellen Feier mit den geladenen Gästen. An dieser waren 800 Gäste eingeladen, darunter nicht weniger als sechs ehemalige Verkehrsminister und -ministerinnen, mit denen allen ich in den letzten Jahren zusammengearbeitet hatte.

Das Fest fand an einem einzigen Ort statt und die Königin war anwesend. Es gab ein strenges Protokoll: Die Königin ist später als die anderen Gäste zum offiziellen Festakt gestossen, aber auch früher wieder gegangen. Ihre Begrüssung der Ehrengäste durfte das Schweizer TV nicht filmen. Dafür war es sonst wie beim Schweizer Fernsehen: Wenn die Königin in den Festsaal eintritt, bedeuten Claqueurs den Zuschauern, sie müssten klatschen. Ganz so wie bei Urs Leuthard, Aeschbi und Matthias Hüppi (nur die Christine Maier vom Club strebt da nicht den Königinnenstatus an und bleibt demokratisch). Als der Sitznachbar der Königin eine Rede hielt, durfte der Stuhl neben ihr nicht frei sein, ich wurde gebeten nachzurutschen. Dem geladenen Publikum wurde dann eine eigentliche Theateraufführung mit Ballett- und Trapezeinlagen, mit einer Frauenschlagzeugband und einer Opernsängerin geboten. Nach den Reden gab es noch einen Apéro. Von weitem hörte man die Lautsprecher des Volksfestes.

Bei all diesen Unterschieden: Holland und die Schweiz haben ein gemeinsames Ziel: Die Verlagerung der Güter von der Strasse auf die Schiene. Beide Bauwerke: der Lötschberg-Basistunnel und die Betuwe-Linie sind ein weiterer Puzzlestein auf unserem Weg dazu.

Bis bald

Moritz Leuenberger


D’une inauguration à l’autre

La session parlementaire a commencé sur les chapeaux de roue, et les courses de Formule 1 seront à nouveau autorisées en Suisse. Toutefois, avant d’agiter le drapeau au départ du premier Prix de Suisse, j’ai l’honneur d’inaugurer quelques autres projets d’envergure :

Samedi dernier, j’ai inauguré la ligne TGV qui reliera Bâle et Paris ainsi que la tangente Nord, cette autoroute urbaine qui permet de rejoindre la France et l’Allemagne. Entre-temps, le TGV file déjà chaque jour à une vitesse de 300km/h entre les deux villes, à la même vitesse donc que la BMW-Sauber qui a percuté une glissière de sécurité. Cette poussée d’adrénaline est certainement pour de nombreux spectateurs une raison d’aimer ce genre de sport.

Cette semaine, je vais montrer aux ministres des transports venus de toute l’Europe le chantier du tunnel du Gothard. Le lendemain, je vais inaugurer le Lötschberg avant de me rendre aux Pays-Bas pour l’inauguration de la ligne de Betuwe. Il s’agit d’une ligne ferroviaire réservée au trafic marchandises qui relie Rotterdam et la Suisse alémanique. Il s’agit en fait d’une sorte d’équivalent du Lötschberg dans le Nord.

Les inaugurations de telles infrastructures sont des rituels politiques. De nombreux médias couvrent l’événement et les discours prononcés lors de l’ouverture d’une autoroute ou d’un tunnel ont un public beaucoup plus large que les allocutions prononcées à l’université ou à l’école. Depuis longtemps, j’utilise de tels discours pour pouvoir exprimer certaines idées générales comme par exemple dans celui prononcé à Granges lors de l’inauguration de l’A5 le 18 avril 2002 et intitulé « Des oiseaux migrateurs, des sangliers et des lièvres ». Je me suis inspiré de la pièce de Friedrich Dürrenmatt « La visite de la vieille dame ». Avant ce genre d’inauguration, il y a régulièrement des manifestations. Samedi dernier également, le syndicat Unia m’a remis une lettre dans laquelle il s’inquiétait de la tournure des négociations concernant leur nouvelle convention collective de travail. Ailleurs, ce sont des manifestations contre la fermeture d’un office de poste ou en faveur d’une route de contournement ou d’autres tunnels. J’apprécie ce genre de discussions avec les personnes directement concernées et je trouve qu’elles font partie de notre démocratie et que la notion de „rituel“ ne doit jamais être connotée négativement. Quant à la symbolique de ces inaugurations, elle pourrait faire l’objet d’une thèse d’ethnologie. Souvent, ce sont des fanfares qui jouent ; parfois, des troupes d’artistes un peu plus alternatifs. Aux Pays-Bas, un ballet de trains marchandises a été présenté sur les rails, mettant en scène la naissance de l’Europe. A Lucerne, c’est la vie humaine qui a été mise en scène dans une pièce de théâtre grandiose mêlant automobiles, blondes et grues. Quelle tâche culturelle exigeante que d’être le metteur en scène de tels événements qui suscitent tout l’intérêt des médias ! L’Euro 08 a également eu droit à sa petite fête d’inauguration: un terrain de foot a été installé sur le glacier d’Aletsch et on y a même joué au football. Ma foi, tant que la première course de Formule 1 n’est pas organisée sur un glacier, on peut encore tout juste accepter le gazon sur la Jungfraujoch comme l’ont fait les associations locales de protection de l’environnement. Il faut juste espérer que le gazon sur un glacier ne soit pas le résultat du réchauffement climatique, avec quelques années d’avance…..

A bientôt

Moritz Leuenberger

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Von Eröffnung zu Eröffnung

[Version française D’une inauguration à l’autre]

Die Session ist also fulminant gestartet und die Formel-1-Rennen sollen in der Schweiz wieder zugelassen werden. Bevor ich allerdings eine Startfahne zum ersten grossen Preis der Schweiz schwenken werde, weihe ich vorher noch einige andere grosse Projekte ein:

Den TGV von Basel nach Paris und die Nordtangente, also die Stadtautobahn nach Deutschland und Frankreich, eröffnete ich letzten Samstag (siehe "Die ausgegrabene Autobahn"). Unterdessen rast der TGV bereits täglich mit 300km/h zwischen den beiden Weltstädten hin und her, mit jener Geschwindigkeit also, mit der ein Sauber-BMW in eine Leitplanke fuhr. Der Nervenkitzel ist sicher für viele Zuschauer auch ein Motiv, diese Sportart derart zu lieben.

Diese Woche zeige ich den Verkehrsministern aus ganz Europa zudem die Baustelle des Gotthardtunnels, weihe tags darauf den Lötschberg ein und bin dann an der Eröffnung der Betuwelinie in Holland - zugegen. Die Betuwelinie ist eine Eisenbahnlinie ausschliesslich für den Güterverkehr, welche Rotterdam mit der deutschen Grenze verbindet. Es ist also eine Art „Gegenstück“ des Lötschbergs im Norden.

Die Eröffnungsfeiern solcher Infrastrukturbauten sind politische Rituale. Es sind immer viele Medien präsent, und Reden an einer Autobahn- oder Tunneleröffnung haben ein viel grösseres Publikum als der Auftritt in einer Universität oder einer Schule. Schon lange benutze ich solche Reden deshalb auch dafür, ganz grundsätzliche Gedanken zu formulieren, wie etwa in derjenigen in Grenchen zur Eröffnung der A5 am 18. April 2002 „Von Zugvögeln, Wildschweinen und Angsthasen“, wo ich den Grundgedanken von Dürrenmatts „Besuch der alten Dame“ thematisierte. Vor der Eröffnungsfeier eines solchen Bauwerkes gibt es fast regelmässig auch Demonstrationen. Auch letzten Samstag übergab mir die Gewerkschaft Unia einen Brief, in dem sie sich über die Verhandlungen über ihren Gesamtarbeitsvertrag besorgt zeigten. An anderen Orten sind es Demonstrationen gegen die Schliessung eines Postbüros oder für eine Umfahrungsstrasse oder für weitere Tunnels. Ich habe diese Art von Gespräch mit Betroffenen sehr schätzen gelernt und finde, sie gehören zu unserer Demokratie und der Ausdruck „Ritual“ soll niemals negativ gemeint sein. Über die Symbolik der eigentlichen Feiern könnte eine ethnologische Dissertation geschrieben werden. Sehr oft treten Blasmusiken auf, manchmal alternative Künstlertruppen. In Holland ist mit Güterzügen ein Ballett auf den Gleisen inszeniert worden, das die Geburt der Europa darstellte und in Luzern ist das menschliche Leben in einem grossartigen Theaterstück mit Automobilen, Blondinen und Kranen aufgeführt worden. Regisseur für solche Eröffnungen zu sein, ist eine kulturell anspruchsvolle Aufgabe, die grösste mediale Beachtung findet. Auch die Fussballeuro 08 hat ja schon eine kleine Einweihung hinter sich: Auf dem Aletschgletscher wurde ein Fussballfeld platziert, auf welchem dann auch Fussball gespielt wurde. Na, ja! Solange das erste Formel-1-Rennen nicht auch auf einem Gletscher eröffnet wird, kann man den Rasen auf dem Jungfraujoch gerade noch akzeptieren, wie das die lokalen Umweltverbände ja auch taten. Hoffentlich ist der Rasen auf dem Gletscher nicht einfach den Folgen der Klimaveränderung ein paar Jahre voraus…

Bis zum nächsten Mal

Moritz Leuenberger


Reisebericht aus der EU

[Version française Mon voyage dans l’UE]

Innerhalb von zehn Tagen war ich nun an einer Tagung der EU-Minister für Städteentwicklung in Leipzig, an der europäischen Verkehrsministerkonferenz in Sofia und am EU-Umweltministertreffen in Essen. Obwohl die Schweiz ja nicht Mitglied der EU ist, werde ich, zum Teil wegen persönlicher Beziehungen, an all diese Sitzungen eingeladen, und ich gebe mir die Mühe, wenn immer möglich hinzugehen, denn wir sind auf diese Kontakte und Informationen angewiesen. So erfuhr ich in Sofia von der Tendenz skandinavischer Länder, 60-Tönner-Lastwagen zu fördern und diese als Wundermittel für die Transportpolitik anzupreisen. Die engagierten Voten der Verkehrsminister aus den nördlichen Ländern verführten zunächst das ganze Gremium. Ich war deshalb froh, sofort replizieren zu können, dass wir 60-Tönner in der Schweiz nicht akzeptieren werden. Wir haben ein Landverkehrsabkommen mit der EU, wo 40-Tönner als oberste Limite vereinbart sind. Es ist wichtig, wenn solche Opposition rechtzeitig eingebracht werden kann und es ist auch wichtig, dass ich bei solchen Gelegenheiten gleich unsere Verbündeten, in diesem Fall die anderen Alpenländer Slowenien, Frankreich und Österreich mobilisieren kann. (Dass dies alles noch viel leichter fallen würde, wenn wir Mitglied der EU wären, will ich jetzt gar nicht hervorheben.)

In Essen mit den Umweltministern ist mir ein grosser Unterschied zu früheren Tagungen aufgefallen: Früher beklagten sich Umweltminister vor allem darüber, wie sie mit ihren Anliegen am Widerstand der Wirtschafts- und Infrastrukturminister scheitern würden. Davon ist jetzt kaum mehr die Rede; es ist ein ganz anderes Umweltselbstbewusstsein zu beobachten. Ganz offensichtlich ist die EU gewillt, ihr ehrgeiziges CO2-Reduktionsziel zu erreichen. Dennoch werde ich als Schweizer zuweilen auf Umstände aufmerksam, die ich gar nie genügend präsent habe, zum Beispiel die Kohleproduktion. Durchschnittlich jeden zweiten Tag werde, so wurde mehrfach ausgeführt, in China ein Kohlekraftwerk eröffnet. Deutschland, Polen und andere Länder können sich eine Energieproduktion ohne Kohle schlicht nicht vorstellen. Demnächst soll das erste Kohlekraftwerk in Betrieb genommen werden, welches den CO2-Ausstoss unterirdisch binde. Auf diese Technologie werden denn auch alle Hoffnungen gesetzt. Am Rand wurde auch über Präsident Bushs Klimapolitik und seine Ankündigung, hier einen Wechsel vornehmen zu wollen, diskutiert. Einige vermuten eine Mogelpackung, ein trojanisches Pferd, um den G8 -Gipfel zu unterminieren, andere fanden, es sei doch bemerkenswert, dass die Bush-Administration diese Kehrtwende vollziehe, auch wenn sie noch nicht vollständig über ihren eigenen Schatten springen könne. In der Tat sind wir doch alle der Meinung, dass verbindliche globale Reduktionsziele notwendig sind, auch wenn die USA und China davon nichts wissen wollen. Dass es dann verschiedene Mittel und Wege, also auch die Investition in neue Technologien, worauf Bush vor allem setzt, gibt, ist richtig. Der Wettbewerb des Vorgehens soll nicht gehemmt werden.

Das war ein kleiner Reisebericht, diesmal ohne Angaben der Speisen. Es folgt nun die Session. Erstes Geschäft für mich: Sollen Formel-1-Rennen in der Schweiz wieder zugelassen werden…..?

Bis bald

Moritz Leuenberger


Mon voyage dans l’UE

En l’espace de dix jours, je me suis rendu à une rencontre des ministres de l’UE en charge du développement urbain à Leipzig, puis à la Conférence européenne des ministres des transports à Sofia et enfin à la rencontre des ministres de l’UE en charge de l’environnement à Essen. Bien que la Suisse ne soit pas membre de l’UE, je suis toujours invité à ces réunions, parfois parce que j’entretiens de bonnes relations avec mes homologues. Je m’efforce donc d’y aller le plus souvent possible parce que ces contacts et ces informations sont très importants pour la Suisse.

C’est ainsi que j’ai appris, lors de mon séjour à Sofia, que les pays scandinaves avaient décidé de promouvoir les camions de 60 tonnes, considérant ces derniers comme la solution miracle en matière de politique des transports. Les allégations très engagées des ministres des transports des pays nordiques ont commencé par séduire le reste de l’assemblée. C’est alors que je suis intervenu en disant que nous n’accepterions pas les 60 tonnes sur le territoire suisse. Nous avons conclu un accord sur les transports terrestres avec l’UE, dans lequel la limite maximale a été fixée à 40 tonnes. Il est important de pouvoir faire part à temps de son opposition et il est important également que dans ce genre de situation je puisse mobiliser nos alliés, en l’occurrence les autres pays alpins, la Slovénie, la France et l’Autriche. (Je me garderai de souligner ici que tout cela serait bien plus simple si nous étions membre de l’UE).

A Essen, lors de la rencontre avec les ministres de l’environnement, j’ai été frappé par un changement notoire par rapport aux précédentes rencontres : autrefois, les ministres de l’environnement se plaignaient surtout du fait que leurs revendications se heurtaient souvent à l’opposition des ministres de l’économie et des infrastructures. Aujourd’hui, il n’en est quasiment plus question, et on observe une toute autre prise de conscience de l’environnement. Apparemment l’UE a la ferme intention d’atteindre son objectif ambitieux de réduction des émissions de CO2. Pourtant, en tant que Suisse, j’ai été sensibilisé à certains problèmes, notamment la production de charbon. L’exemple de la Chine a notamment été cité à plusieurs reprises. Là-bas, une centrale au charbon est mise en service en moyenne tous les deux jours. L’Allemagne, la Pologne et d’autres pays ne peuvent tout simplement pas imaginer une production d’énergie sans charbon. Prochainement, on mettra en service la première centrale au charbon dont les émissions de C02 seront évacuées par le sous-sol. De grands espoirs sont placés dans cette technologie.

En marge de la rencontre, la politique climatique du président Bush a également été discutée, notamment sa volonté de changer de cap. Certains y voyaient un leurre ou un cheval de Troie, destiné à miner le Sommet du G8. D’autres estimaient qu’il était intéressant de voir l’administration Bush amorcer un tel revirement même si elle ne reviendra pas complètement sur ses positions. Dans les faits, nous sommes tous d’avis que des objectifs de réduction contraignants sont nécessaires même si les USA et la Chine ne veulent pas en entendre parler. Il existe évidemment différents moyens d’y parvenir, comme par exemple l’investissement dans les nouvelles technologies sur lequel mise Bush. Il faut surtout veiller à ne pas empêcher les différentes approches de rivaliser entre elles.
C’était donc mon petit récit de voyage, cette fois-ci sans considérations culinaires. Désormais, la session parlementaire figure au programme. Le premier dossier me concernant : faut-il de nouveau autoriser les courses de Formule 1 en Suisse … ?

A bientôt

Moritz Leuenberger

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