1. August Feier auf dem Rütli

[Version française Fêter le 1er août au Grütli]

Obwohl ich zum Kochrezept nichts mehr schreiben wollte, muss ich jetzt doch noch ganz kurz festhalten, was mich freute: Als der Bundesrat sich zu einer Klausur in das Schloss Hünigen in Konolfingen zurückzog, wurde uns Erbsenmousse an Zwiebelschaum serviert (in einem Glas, was auch eine schöne Variante ist). Der Küchenchef und seine Mannschaft haben unseren blog besucht und sofort gehandelt. Wenn nur alles, was ich einleite, eine derart schnellen Erfolg hätte…

Auf den 1. August und die Rütlifeier werde ich auch immer wieder angesprochen und ich erkläre mich gerne dazu:

Lange wurde das Rütli ja mit einem sehr konservativen Patriotismus in Verbindung gebracht. Als ich 2001 Bundespräsident war, lud ich dann Vaclav Havel, den tschechischen Präsidenten auf das Rütli ein. Er hat das angeregt, weil er dem Rütli als der Wiege der Schweizerischen Demokratie seine Reverenz erweisen wollte. Das war ein sehr gelungener Anlass. Beatrice von Matt, Franz Hohler, Adolf Muschg kamen, der SchMaZ sang Lieder, und Vaclav Havel und ich äusserten uns über die Demokratie in der Globalisierung ("Wir müssen das Rütli von heute suchen"). Das Rütli hat auch für mich eine grosse symbolische Bedeutung gewonnen. Das führte dann dazu, dass ich, als ich 2006 das zweite Mal Präsident war, immer wieder gefragt wurde, warum ich denn die 1.-August-Rede nicht auf dem Rütli halte. Ich war der Meinung, und die anderen Mitglieder des Bundesrates teilten sie, dass nicht jedes Jahr der Bundespräsident auf das Rütli gehen sollte. Er oder sie soll den Nationalfeiertag auch in einem Dorf oder Quartier feiern, denn das Rütli hat nicht für alle Menschen in der Schweiz dieselbe Symbolkraft. Die Schweiz lebt ja von der sprachlichen und regionalen Vielfältigkeit, und da soll die Bundesfeier nicht zentralisiert werden.

Das wiederum heisst nicht, dass nicht gelegentlich wieder ein Präsident oder eine Präsidentin am 1. August auf das Rütli gehen will. Das ist dieses Jahr, wie wir unterdessen alle wissen, der Fall. Mit der schönen Idee eines Festes für Frauen und Familien, die der Symbolik der Bundesfeier und des Rütlis eine neue Facette gibt. Wenn jemand – ob Präsidentin oder einfache Bürgerin – eine Feier durchführen wollen, so haben sie das Recht dazu. Unsere Bundesverfassung garantiert immerhin die Meinungsäusserungsfreiheit. Deshalb soll der Rütliverein seine Feier abhalten können, wenn er das will. Für die Sicherheit muss gesorgt werden, der Bund würde seinen Teil dazu beitragen. Was er aber nicht will, ist die Organisation der Feier finanziell unterstützen. Denn es gibt noch Tausend andere 1.-August-Feiern im ganzen Land und das ist ja auch eine schweizerische Tradition. Indem sich die jetzige Bundespräsidentin nicht entmutigen lassen will, gewinnt das Rütli nochmals eine neue Bedeutung.

Bis zum nächsten Mal
Moritz Leuenberger


Fêter le 1er août au Grütli

Je ne voulais plus rien écrire au sujet de ma recette de cuisine, mais je ne peux m’empêcher de vous raconter l’anecdote suivante. Lorsque le Conseil fédéral s’est réuni au Château Hünigen à Konolfingen, on nous a servi une mousse de petits pois accompagnée d’une mousseline aux oignons (dans un verre pour l’esthétique). Le chef cuisinier et sa brigade avaient consulté notre blog et agi promptement. Si seulement tout ce que j’essaie de mettre en œuvre pouvait réussir aussi rapidement.

On me demande régulièrement mon avis sur la fête du 1er août et sur le Grütli et je vous donne bien volontiers mon avis :

Longtemps, le Grütli a été associé à une forme très conservatrice de patriotisme. Alors que j’étais président de la Confédération en 2001, j’ai invité Vaclav Havel, le président tchèque, à m’accompagner au Grütli. Vaclav Havel était à l’origine de cette idée car il voulait rendre hommage au Grütli, berceau de la démocratie suisse. C’était particulièrement réussi. Beatrice von Matt, Franz Hohler, Adolf Muschg se sont déplacés, le groupe SchMaZ a chanté. Quant à Vaclav Havel et moi-même, nous nous sommes exprimés au sujet de la démocratie et de la globalisation ("Wir müssen das Rütli von heute suchen"). Le Grütli a ainsi acquis pour moi une grande signification symbolique. C’est pourquoi, en 2006, lors de ma deuxième année de présidence, j’ai été souvent questionné sur les raisons m’ayant fait renoncer à retourner au Grütli pour y célébrer le 1er août. J’étais de l’avis, tout comme les autres membres du Conseil fédéral, que le président de la Confédération ne devait pas s’y rendre chaque année. Il doit pouvoir célébrer la fête nationale dans un village ou un quartier parce que le Grütli n’a pas la même force symbolique pour tout le monde. La Suisse se nourrit de la diversité linguistique et régionale et la fête nationale ne doit en aucun cas faire l’objet d’une quelconque centralisation.

Mais cela ne signifie pas qu’un président ou qu’une présidente ne puisse se rendre au Grütli pour y fêter le 1er août. D’ailleurs, nous savons tous que ce sera le cas cette année. L’idée d’en faire une fête consacrée aux femmes et aux familles est très belle et donnera un nouveau visage à la symbolique du Grütli et de la fête nationale. Si une personne, qu’elle soit présidente de la Confédération ou simple citoyenne, veut organiser une fête, elle doit pouvoir le faire. Après tout, notre Constitution fédérale garantit la liberté d’expression. C’est pourquoi l’association du Grütli doit être en mesure de mener sa fête à bien si elle le souhaite. Il faut veiller à ce que la sécurité soit garantie et la Confédération devrait y contribuer. Ce que la Confédération ne veut pas c’est soutenir financièrement l’organisation de la fête. En effet, il y a encore des centaines d’autres manifestations du 1er août à travers le pays et cette célébration est une tradition helvétique. Dans la mesure où la présidente de la Confédération ne veut pas renoncer à son idée, le Grütli revêt une nouvelle fois une autre dimension.

A bientôt

Moritz Leuenberger

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Wie auf Fragen eingehen?

[Version française Comment faut-il traiter les questions?]

Doch, doch, ich lese die Kommentare, weswegen ich jetzt das Kochrezept auch sofort ablöse, ist es doch vorwiegend auf Unverständnis gestossen. (Zu den Fragen, die sich mit ihm befassten: Die Erbsen an Zwiebelschaum sind natürlich nur eine Vorspeise, und wenn der Schaum nicht gar so luftig daher kommt wie in Frankreich, mag das daran liegen, dass ich vom Beizug von geschlagenem Eiweiss absah. Etwas Rahm allerdings braucht es schon, wobei der Geschmack selber ja wichtiger als die Form ist, an Jackie Donatz’ Kommentar in 20 Minuten freute mich vor allem, dass er sagte, ich verstünde etwas vom Regieren - sagt mir nicht jeder Koch - aber die Erbsenhülsen puriert sogar Vergé, der wohl bedeutendste Gemüsekoch in „,les légumes de mon moulin“, womit die kulinarische Diskussion jetzt endgültig beendet ist.)

Zurück zu den Fragen, auf die ich zuwenig eingehe: wir haben hier eine Diskussion, wie wir mit den vielen Fragen umgehen wollen. Ich kann unmöglich alle selber beantworten. Deshalb schlug ich vor, eine eigene Rubrik einzuführen, wo Fragen beantwortet werden. Vielleicht nicht ganz alle, denn es gibt ja auch so genannte rhetorische Fragen, solche also, auf die gar nicht ernsthaft eine Antwort verlangt, sondern mit denen eher eine eigene Aussage gemacht wird. Eine solche Rubrik widerspricht aber der Idee des Blogs, wonach auch einzelne Teilnehmer miteinander diskutieren und die Antwort von irgendjemandem erteilt werden kann. Viele Fragen sind ja auch sehr technisch, und ich bin auf die Hilfe der Ämter angewiesen. Einen eigentlichen Briefkastendienst einzurichten, widerspricht auch der etwas persönlichen Färbung, die ein Blog ja haben sollte (und die im Falle des Kochrezeptes, das ich am Sonntag schrieb, nicht goutiert wird). Jetzt überlege ich mir, ob bei eigentlichen Fachfragen die Experten in meinen Ämtern direkt eine Antwort in meinen blog schreiben sollen. Was meinen Sie?

Bis zum nächsten Mal
Moritz Leuenberger


Comment faut-il traiter les questions?

Si, si, je lis les commentaires, raison pour laquelle je remplace maintenant la recette de cuisine, celle-ci s’étant principalement heurtée à de l’incompréhension. (Concernant les questions qui s’y rapportaient: les petits pois et la mousseline aux oignons ne constituent bien sûr qu’une entrée, et si la mousseline n’a pas la légèreté que l’on trouve en France, cela est peut-être dû au fait que j’ai renoncé au blanc d’œuf battu. Un peu de crème est pourtant bien nécessaire, même si le goût compte plus que la forme. Quant au commentaire de Jackie Donatz dans 20 Minuten, j’ai surtout apprécié le fait qu’il dise que je comprenais quelque chose à mon travail au gouvernement – tous les cuisiniers n’en disent pas autant – mais même Vergé, le plus fin connaisseur de la préparation des légumes et auteur des « Légumes de mon moulin », passe les cosses de petits pois en purée. Et cela mettra un point final à notre discussion culinaire.)

Revenons maintenant à toutes les questions qui me sont posées et au traitement que nous entendons leur réserver. Il m’est impossible de répondre personnellement à chacune d’entre elles. C’est pourquoi, j’ai proposé de créer une rubrique pour y répondre. Peut-être pas à toutes, car il y a aussi des questions rhétoriques, qui n’exigent pas vraiment de réponse, mais qui expriment un point de vue personnel. Une telle rubrique serait toutefois contraire à l’idée fondamentale du blog qui est de permettre à différents participants de discuter entre eux, la réponse à la question posée pouvant être fournie par l’un d’entre eux. Beaucoup de questions sont aussi très techniques et je suis alors forcé de faire appel aux services spécialisés de mon département. La mise en place d’une boîte aux lettres serait aussi contraire à la touche personnelle que devrait avoir un blog (et qui, dans le cas de la recette de cuisine n’a guère été appréciée). Je me demande maintenant si les experts de mon département devraient répondre directement aux questions techniques proprement dites. Qu’en pensez-vous ?

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Ein Kochrezept

[Version française Une recette de cuisine]

Liebe Bloggerinnen und Blogger

Letzte Woche war ich an einem Treffen der Energieminister in Paris. Dort wurde vor allem über Energieeffizienz, neue Technologien und internationale Abhängigkeiten von Energien, insbesondere Erdgas gesprochen. Letzteres geschah während eines Arbeitsdinners, an welchem unter anderem Erbsenpürée an Zwiebelschaumcrème serviert wurde. Nebst all den interessanten Voten hat mich das Rezept so fasziniert, dass ich es letzten Samstag einigen Freunden, die ich zum Abendessen einlud, nachgekocht habe. Ich geniere mich nicht, es hier bekannt zu geben, denn ich will auch betonen, dass manch wichtiger politischer Entscheid bei einem Essen erfolgt und dass solche Essen in der Politik eine wichtige Rolle spielen. Der rumänische Aussenminister Andrei Plesu fasste seine Erfahrungen so zusammen: „Es ging mit Lachs und Milosevic los, es folgten Roastbeef und die NATO–Strategie, und beim Apfelstrudel wurden Embargos und Sanktionen vorgeschlagen.“

Also:

Gekochte Erbslein pürieren. Das geht auch mit den Erbsenhülsen, die dann durch ein Passevite getrieben werden. Dies zusammen mit den pürierten Erbsen zu einer Paste verarbeiten, in die etwas Salz und Zucker gemischt werden. Weisse Zwiebeln sehr, sehr lange in Butter dämpfen, bis sie wirklich allerweichstens sind, immer wieder mit Milch ablöschen (noch etwas Salz, Muskatnuss und wenig Zucker verfeinern). Hierauf das Erbsenpürée in eine weite Schale oder grosse Tasse giessen, so dass diese etwa zur Hälfte voll ist. Nun noch zusätzlich Milch oder/und Rahm in die Zwiebelsauce giessen und mit einem Schwingbesen oder einem Mixer (Achtung, verbraucht aber Energie) zu einem Schaum aufrühren. Diesen Schaum über das Erbsenpürée drapieren, so dass es wie ein Capuccino aussieht. So servieren. Da nun aber die Gäste nur einen weissen Schaum vor sich haben, kann man aus einem Krug, in welchem ein kleiner Rest des Erbsenpürées durch Wasser und Milch verflüssigt wurde, einen grünen dünnen Saucenfaden in den Schaum giessen. Ich verstehe, wenn das Erbsenpürée aus tiefgefrorenen Erbsen hergestellt wird, denn es ist für die vorherige Arbeit des Erbsenschälens fast etwas schade, wenn frische Erbsen püriert werden. Deswegen kann man, so habe ich das gemacht, die frischen Erbsen ganz kurz aufkochen und mit frisch gehackten Minzenblättern versehen und zum Zwiebelcapuccino servieren.

Bis zum nächsten Blog

Moritz Leuenberger


Une recette de cuisine

Chers blogueurs,

La semaine dernière, j’ai participé à une rencontre des ministres de l’Energie à Paris. A cette occasion, nous avons surtout parlé d’efficacité énergétique, de nouvelles technologies et de dépendance vis-à-vis des sources d’énergie au niveau international, et en particulier vis-à-vis du gaz naturel. Ce dernier sujet a été abordé lors d’un dîner de travail où l’on nous a servi notamment une purée de petits pois accompagnée d’une mousseline aux oignons. Outre l’intérêt des propos échangés, j’ai été tellement fasciné par cette recette que je l’ai servie à quelques amis que j’avais invités à souper samedi dernier. Je ne ressens aucune gêne à vous la dévoiler parce que je souhaite ainsi montrer que certaines décisions politiques peuvent se prendre à l’occasion d’un dîner et que ces moments jouent un rôle privilégié en politique. Le ministre roumain des Affaires étrangères Andrei Plesu résumait ainsi ses expériences: „ Tout avait commencé par Milosevic en entrée, s’est poursuivi par la stratégie de l’OTAN en guise de plat principal pour finir par les embargos et les sanctions en dessert. „„

Voici donc ma recette:

Réduire les petits pois cuits au préalable en purée. Vous pouvez également utiliser les cosses des petits pois, il suffira ensuite de les passer dans le presse-purée. Mélanger le tout jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène à laquelle vous ajouterez du sel et du sucre. Faire revenir doucement les oignons blancs émincés dans du beurre jusqu’à ce qu’ils soient bien tendres, arroser petit à petit avec du lait (ajouter ensuite du sel, de la noix de muscade et un peu de sucre). Réserver la purée de petits pois dans un saladier. Ajouter du lait ou de la crème à la sauce aux oignons. Faire monter la sauce à l’aide d’un fouet ou d’un mixeur (attention à la consommation d’énergie !) jusqu’à l’obtention d’une mousseline. Verser délicatement cette mousseline sur la purée de petits pois comme vous le feriez avec un cappuccino. Servir. Pour donner une touche de couleur à votre mousseline blanche, vous pouvez encore ajouter un mince filet de sauce verte que vous aurez préparée avec le reste de purée à laquelle vous aurez ajouté un peu d’eau ou de lait. Il est évidemment possible de préparer cette purée à l’aide de petits pois surgelés. En effet, il est un peu dommage d’écosser des petits pois pour ensuite les réduire en purée. C’est pourquoi, comme moi, vous pouvez cuire légèrement les petits pois frais, y ajouter des feuilles de menthe fraîche émincées et les servir en accompagnement de votre cappuccino aux oignons.

A bientôt

Moritz Leuenberger

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Zurück zur Umwelt

[Version française Retour à l’environnement]

Ob ich mein Blogschifflein in etwas ungewohnte Gewässer lenkte? Es ist ganz offensichtlich, dass das Klima die Kommentare eher anzieht als Unterhaltungssendungen am Schweizer Fernsehen. So navigiere ich dann wieder zurück aus den Unterhaltungsuntiefen in die breitere Strömung der Umweltpolitik. Eingeschleust hat sich nämlich inzwischen auch die OECD. Sie übergab mir einen umfangreichen Bericht zur schweizerischen Umweltpolitik.

Zunächst die erfreuliche Nachricht: Die schweizerische Umweltpolitik hat gute Noten erhalten. Insbesondere bei der Luft und beim Wasser. Wir haben die Stickoxide in der Luft stark gesenkt. Seen und Flüsse sind deutlich sauberer geworden. Im Sammeln und Recyclen von Abfällen sind wir Spitze.

Ich freue mich darüber. Es zeigt: Politischer Einsatz lohnt sich. Ich sage das nicht, um mich selber zu loben, denn vieles wurde ja schon vorher eingeleitet.

Ich höre immer wieder, wir seien die Musterknaben Europas. Heute gilt das leider nicht mehr. Wir haben noch einige Aufgaben zu erledigen: Unsere Luft enthält zuviel Feinstaub und Ozon. Ein Drittel der Tier- und Pflanzenarten sind bedroht. Viele Bäche und Flüssen sind in künstliche Läufe eingezwängt.

Wir haben schon viel erreicht. Es braucht aber auch neue Ideen:

• Holz: An vielen Orten in der Schweiz bleibt es in den Wäldern liegen, dafür wird Holz aus den Tropen oder aus Skandinavien importiert. Ideen für neuartige Technologien für das Bauen sind vorhanden, wie ja gerade auch die Kommentare in meinem Blog zeigen. Damit schonen wir natürliche Ressourcen und schaffen gleichzeitig Arbeitsplätze.

• Konsum: Alles, was wir verbrauchen, belastet von der Herstellung bis zur Entsorgung Wasser, Luft und Boden. Bei vielen Produkten ist das aber nicht deklariert, weshalb es den Konsumenten schwer fällt, nachhaltig einzukaufen. Aus diesem Grund wollen wir aus der bestehenden Energieetikette für Autos eine Umweltetikette schaffen. Nicht nur der Treibstoffverbrauch soll deklariert werden. Auch über die Luft- und Lärmbelastung sollen die Konsumenten aufgeklärt werden. Am besten wäre, es gäbe für jedes Produkt einen Umweltindikator.




Retour à l’environnement

Aurais-je conduit ma barque dans des eaux peu coutumières? Manifestement, à lire les commentaires sur mon blog, le climat échauffe plus les esprits que les émissions de divertissement de la télévision suisse alémanique. Je quitte donc les eaux peu profondes du divertissement pour rejoindre le courant plus large de la politique environnementale. D’ailleurs, l’OCDE s’y intéresse. En effet, elle vient de me remettre un volumineux rapport sur la politique environnementale de la Suisse.

D’abord la bonne nouvelle: la politique environnementale de la Suisse obtient de bonnes notes. Notamment en ce qui concerne l’eau et l’air. Nous avons fortement réduit les rejets d'oxyde d'azote dans l’atmosphère. Les rivières et les lacs sont devenus beaucoup plus propres. Nous sommes passés maîtres dans la collecte et le recyclage des déchets.

Je m’en réjouis. Cela montre qu’il vaut la peine de s’engager en politique. Je ne le dis pas pour me vanter, car de nombreuses mesures ont été mises en route avant mon arrivée.

J’entends régulièrement dire que nous sommes des modèles en Europe. Ce n’est malheureusement plus le cas. Nous devons encore combler certaines lacunes. Les concentrations de poussières fines et d’ozone sont trop élevées. Un tiers des espèces animales et végétales sont menacées. Bon nombre de rivières et de ruisseaux sont à l’étroit dans leurs berges artificielles.

Nous avons déjà réalisé d’importants progrès. Mais nous avons besoin de nouvelles idées:

• Bois: en de nombreux endroits de Suisse, il reste abandonné dans les forêts, alors que nous importons du bois des Tropiques ou de Scandinavie. Des idées pour des nouvelles techniques de construction ne manquent pas, ainsi que le montrent les commentaires dans mon blog. Nous ménageons ainsi des ressources naturelles tout en créant des emplois.

• Consommation: depuis la production des produits jusqu’à leur élimination, tout ce que nous consommons pollue l’eau, l’air et le sol. Pourtant, ce genre d’information ne figure pas sur un grand nombre de produits. Il est donc difficile, pour les consommateurs, d’adopter un comportement écologique lors de leurs achats. C’est pourquoi nous voulons faire de l’actuelle étiquetteEnergie pour les voitures un label environnemental. Les consommateurs devront être informés, non seulement de la consommation en énergie du produit, mais aussi de la pollution atmosphérique et sonore qu’il cause. Dans l’idéal, il y aurait un indicateur environnemental pour chaque produit.

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Divertissement à la télévision

Chers blogueurs,

J’ai toujours quelques problèmes avec la présentation de mon blog. J’aimerais bien répondre aux nombreuses questions qui me sont posées. Mais si je le fais, mes contributions deviendront un ramassis de réponses. J’envisage donc de créer une rubrique propre consacrée uniquement aux réponses, alors que je continuerai de présenter mes contributions à part. La rubrique consacrée aux réponses sera mise en ligne prochainement.

En l’espace d’une seule semaine, j’ai été appelé trois fois à m’exprimer sur la qualité d’émissions télévisées : jeudi dernier à Lucerne, dimanche à Lugano et mardi à Berne. Les trois discours se trouvent sur mon site Internet.

C’est ainsi que je passe du réchauffement de la planète aux nouvelles émissions de divertissement de la télévision suisse alémanique:

Au cours des dernières semaines, la télévision suisse alémanique a lancé cinq nouvelles émissions qui ont été fustigées par les médias. Les reportages du nouveau programme scientifique „Einstein“ seraient trop courts, l’émission „Baschi national“ n’intéresserait que les jeunes, quant à l’émission appelée à remplacer „Quer“, elle manquerait de sel. Et dans l’ensemble, le taux d’écoute des nouvelles émissions serait lamentable.

Le taux d’écoute n’est assurément pas le seul critère de qualité, ni le plus important. Un grand nombre de téléspectateurs ne signifie pas encore qu’une émission soit bonne. Sinon McDonald’s serait le meilleur des restaurants. Je crois qu’un programme qui n’aspire qu’à plaire sans jamais heurter est voué à une mort certaine. Ne faut-il pas aussi de nouvelles émissions quitte à prendre le risque d’un echec ? Ce n’est qu’ainsi qu’il y aura des émissions qui provoqueront des débats et des controverses.

Si nous voulons progresser, de tels débats sont indispensables. Or, la télévision doit y contribuer et, naturellement, pas seulement par des émissions d’information arides, mais aussi par des émissions divertissantes à l’image des nouveaux produits. Je n’ai rien contre le divertissement. Comme les contes, les soap operas et les sitcoms abordent des questions qui concernent notre vie en société: amour et haine, fidélité et trahison, courage et lâcheté, etc. Et à l’instar des contes, les émissions comme „Music Star“ ou „Deal or no Deal“ ne provoquent pas seulement des sentiments d’euphorie, mais se heurtent aussi à de la résistance. En effet, les téléspectateurs ne sont pas des marionnettes, ils ont leur propre opinion et analysent les émissions de manière créative et parfois imprévisible.

La télévision est un média émotionnel et toutes les émissions suscitent en nous des émotions. Je me rends toujours compte de leur force dans les discussions de comptoir - ou sur le blog.

A bientôt

Moritz Leuenberger


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Unterhaltung am TV

[Version française Divertissement à la télévision]


Sehr geehrte BloggerInnen, BesucherInnen und KommentatorInnen

Immer noch kämpfe ich etwas mit der Gestaltung meines Blogs. Ich möchte ja gerne auf die vielen einzelnen Fragen antworten. Doch wenn ich das tue, gerät mein Beitrag zu einem einzigen Sammelsurium von Antworten. Ich überlege mir also eine eigene Rubrik, in der ich nur auf Fragen antworte und daneben würde ich dann jeweils meine neuen Beiträge entwerfen. Diese Antwortrubrik sollte demnächst aufgeschaltet werden.

Innerhalb einer einzigen Woche musste ich mich dreimal über die Qualität von Fernsehsendungen äussern, letzten Donnerstag in Luzern, sonntags in Lugano und am Dienstag in Bern. Alle drei Reden sind auf meiner homepage aufgeschaltet.

So zappe ich jetzt einmal von der globalen Erwärmung weg zu den neuen Unterhaltungssendungen des Schweizer Fernsehens:

In den letzten Wochen hat das Schweizer Fernsehen fünf neue Sendungen lanciert. In den Medien werden sie nach Strich und Faden zerrissen: Das neue Wissensmagazin „Einstein“ bringe zu kurze Beiträge, „Baschi national“ interessiere nur die Jungen, das Nachfolgemagazin von „Quer“ sei zu wenig quer, und überhaupt: Die Einschaltquoten der neuen Sendungen seien miserabel.

Sicher ist die Quote nicht das einzige und wichtigste Qualitätsmerkmal. Eine grosse Anzahl von Zuschauern bedeutet doch noch lange nicht, dass die Sendung auch gut ist. Sonst wäre der McDonald’s ja das beste Restaurant. Ich glaube, ein Programm, das ständig nur „ankommen“ und nie anecken will, läuft sich tot. Braucht es nicht auch neue Programme, eben vielleicht solche, die dann scheitern? Nur so können doch Sendungen entstehen, über die auch diskutiert und gestritten wird.

Wir sind ja auf Diskussionen und Auseinandersetzungen angewiesen, damit wir uns weiter entwickeln können. Und zu dieser Diskussion muss das Fernsehen auch beitragen. Natürlich nicht nur mit trockenen Informationssendungen, sondern auch mit unterhaltenden Sendungen wie es die neuen Produkte vor allem sind. Nichts gegen Unterhaltung. Wie Märchen werfen auch Soaps und Sitcoms Fragen auf, die unser Zusammenleben berühren: Liebe und Hass, Treue und Verrat, Feigheit und Mut etc. Und wie die Märchen können auch „Music Star“ oder „Deal or no Deal“ nicht nur Glücksgefühle auslösen, sondern auch zu Widerstand ermuntern. Die Zuschauer und Zuschauerinnen sind ja nicht Marionetten, sie haben eine eigene Meinung und verarbeiten die Sendungen kreativ und manchmal unberechenbar.

Fernsehen ist ein emotionales Medium und alle Sendungen wecken unsere Emotionen. Ich merke immer, wie hoch diese sind an den Diskussionen am Stammtisch - oder im Blog.

Bis bald

Moritz Leuenberger


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